VIII
PASSEMENTERIE,
FLEURS, PLUMES, BOUTONS.
RAPPORT DE M. PARIOT-LAURENT,
MEMBRE DU JURY INTERNATIONAL.
PASSEMENTERIE.
II y aurait temerile de ma part a faire l’historique de la passementerie,
et ce sei’ait meme inutile, puisque tous mes devanciers, membres du Jury
aux diverses Exposilions internationales, depuis la premiere de Londres
jusqu’ä celle de 1867, ont presente l’histoire de rette industrie.
Tous leurs rapports ont constate ses progres pas a pas; il me suflira
donc de signaler ceux qui ont eu lieu depuis {'Exposition internationale
de Paris en 1867, jusqu’4 celle de Vienne en 1873.
Chacun sait que la passementerie, soumise ä tous les caprices de la
mode, produit des milliers d’articles divers. En 1867, eile avait atteint
dtjja un grand degr4 de superiorite. Depuis cette epoque, et malgre les
d^sastres qui ont arret£ notre essor commercial et industriel, eile a main-
tenu son rang, gräce ä l’iinergie de ses fabricants, a l’habilete de leurs
ouvriers et ouvrieres, et aux sacrilices que chacun a su s’imposer.
C’est ainsi qu’elle a pu creer chaque jour de nouveaux modeles, et les
faire accepter par l’etranger qui les lui demande a cbaque saison; c’est
ainsi qu’elle n’a cessti de marcher en avant.
Les travaux de la passementerie s’executent de manieres fort variecs :
ses branches de fabrication sont tellement etendues, qu’elles lui permet-
tent d’emplover tour ä tour les m^tiers ä la Jacquart, ceux a baute et
hasse lisse, le petit inetier. le melier tourniquet, le metier a fuseaux, etc.,
et Fetabli pour les articles dits nouveautds. II serait diflicile de delinir
exactement l’ensemble de ses produits. Nous les trouvons employes dans
nos habilations, nos vetemenls, nos voitures, dans l’armee, etc. etc. II
esi presquc impossible de leur assigner unc limitc.