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Volltext: France - Commission supérieure: Rapports - Exposition Universelle de Vienne en 1873, Tome V

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M0NUMEN r l'S HISTORIQUES. — ANNEXES. 
porte los calhedrales et autres edilices diocbsains, qui, pour la plupart cepen- 
dant, se distinguent par la noblesse de leur architecture. Par une bizarrerie 
qu’on a peine a s’expliquer, et qui souventa exeile de vives reclamations, Fen- 
tretien de ces e'difices appartienl a un autre departement. La Commission ne 
peut que renouveler ses voeux pour voir cesser un pareil e'tat de choses, dont 
le moindre inconve'nient est de diviser les ressources du Gouvernement et de 
lui öfer cette direction methodique dont toutes les autres parties de Fadminis- 
tration sentent les bons resullats. 
En presence des besoins nombreux que chaque jour lui revele, la Commis 
sion ne pouvait concentrer toutes ses ressources sur quelques monuments ex- 
ceptionnels, n’accordant aux autres que des promesses^donl, quelquefois, ils 
n auraient pu attendre Feilet. Elle a donc cru devoir diviser les secours de 
votre de'partement en plusieurs categories : les uns, assez considerables pour 
completer ou du moins pour avancer notablement la restauration des e'difices 
auxquels ils s’appliquent; les autres, destines seulement a retarder les progres 
de la destruction et ä permettre d’attendre le moment ou Fon pourra disposer 
de ressources süffisantes. 
Les (itres des monuments qui doivent prendre place dans la premiere cate- 
gorie ont ete peses avec la plus scrupuleuse impartialite. Dans son examen, 
qui sest e'tendu a toute la France, la Commission n’a vouln encourager aucun 
style particulier; eile ne s’est pre'occupee ni de la deslinalion des monuments 
ni de leur position geographique. Libre de toute inlluence etrangere, eile n’a 
pris en conside'ration que Fimportance artistique des e'difices, leur Situation 
materielle, les ressources locales qui peuvent leur venir en aide; enfin eile n’a 
rien ne'glige pour assurer le bon emploi des subventions accordbes par le mi- 
nistere de Finte'rieur. On sait que peu de nos provinces possedent des arebi- 
tectes qui aient fait des etudes spe'ciales ne'cessaires pour bien conduire de 
grandes restaurations. Pour la premiere fois, cette annee, on a confie' les plus 
importantes ä des archilectes que leur talent reconnu de'signait a la eonfiance 
de 1 administration. La legere augmentation de depenses re'sultant, dans quel 
ques cas, du deplacement de cos artistes, est amplement compense'e par la 
garantie d’une bonne execution. 
C est ainsi qu’un arcbitecte nomme par vous a regu la mission d’entre- 
preudre la restauration, si longtemps ajournee, de la maguifique dglise de 
Vbzelay. A ce travail on a consacre la somme la plus forte dont il ait ete pos- 
sible de disposer, et cependant cette allocation ne pennet de rdparor qu’une 
pelite partie de cette immense basilique. Jamais, d’ailleurs, secours ne fut 
plus urgent, et Fon peut assurer que,s’il eüt dte dilFere d’une annde encore, 
les murs ou sainl Bernard preclia la croisade n’auraient plus olfert qu’un 
monceau de ddcombres. 11 est bien ä ddsirer que le Gouvernement conserve 
sa protection a un monument majestueux par son architecture, imposant par 
les Souvenirs qu’i! rappelle, et la Commission ne cessera de re'clamer en sa 
laveur que lorsque sa restauralion sera compldtee. 
D’autres dglises non moins interessantes que la Madeleine de Vbzelay, mais 
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580 EXPOSITION UNIVERSELLE DE VIENNE. heureusement moins maltraitees par le temps, ont etd inscrites dans Ja pre- miere categorie, et, sous la direclion d’architectes nommes par vous, rece- vront de grandes reparations dans la Campagne qui vient de s’ouvrir. II suffit de citer les e'glises de Saint-Benoit-sur-Loire, de Conques, dTssoire, de Saint- Jacques a Dieppe, de Mantes, de Cunault, de Saint-Paul-Trois-Chäteaux, le cloitre de Moissac, les fresques de Saint-Savin, pour justifier le choix de la Commission et l’interet qu’a sa prierc Tadministration superieure leur a mon- tre. Bien que ces admirables monuments exigent encore des travaux considd- rables et couteux, on peut dire que de'sormais leur Conservation est assure'e, et annoncer par avance leur complete restauration. Tout en reconnaissant Timportance incontestable des edifices ci-dessus de- sigues, on s’etonnera peut-etre de ne pas voir figurer dans la meine categorie d’autres monuments aussi remarquables, et dont la Situation reclame e'gale- ment des secours. Outre Timperieuse ndcessite de se renfermer dans les limites du credit de la presente annee, la Commission avait un autre motif pour ajourner la restauration de certains edifices du premier ordre. Avant de Ten- treprendre, il etait ndcessaire, en effet, de s’entourer des renseignements les plus exacts; il ne fallait s’engager dans des travaux, evidemment tres-consi- derables, que lorsqu’on aurait pu en evaluer et la duree et la depense, et qu’on se serait assure qu’ils seraient diriges avec le soin et l’inlelligence con- venables. Des e Lides approfondies seront faites cette annee sur un certain nombre de ces monuments, et, lorsqu’elle sera suffisamment dclairee, la Commission aura l’honneur de vous adresser des propositions certaines a cet egard. Des ä present, Monsieur le Minisire, eile peut vous annoncer que le resul- tat de ce travail demonlrera la ne'cessite de grandes re'parations. La Commis sion s’attaehera, ainsi quelle a toujours fait, ä se renfermer dans les limites d’une stricte economie; mais eile craint qu’il ne soit impossible de subve- nir a ces nouvelles depenses sans une augmentation du fonds general de secours. Le tableau ci-joint contient la designation des monuments qui doivent rece- voir des subventions plus faibles, la plupart parce que leurs besoins sont moins pressants, quelques-uns parce que des ressources locales peuvent en partie pourvoir ä leur Conservation et a leur entretien. La Commission espere que les conseils generaux et municipaux s’imposeront quelques sacrifices pour seconder Tadministration cenlrale, et celle-ci n’besitera jamais a encourager des efforls aussi nobles et aussi avantageux pour le pays. Cette annee, de mchne que les precedentes, on a dd apporter une extreme reserve a accorder des allocalions pour entreprendre des fouilles. Ce n’est pas qu’avec des fonds suffisants il eilt ete difficile de designer des localites ou des travaux de ce genre produiraient des resultats interessants. Le sol de plusieurs grandes villes antiques reste encore a fouiller, et il est hors de doute que de vastes explorations n’offrissent un immense interet ä la Science; mais, avec les ressources limitees dont on peut disposer, il faul reserver ses secours pour
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