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Full text: Note relative aux divers produits et aux ouvrages exposés à Vienne par la Compagnie Parisienne

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Mortier. — Le mortier employe pour etablir la liaison entre ces divers 
materiaux, quels qu’ils soient, joue un röle important dans le succes de 
l’ouvrage. Les chaux faiblement hydrauliques ou meme celles qui acquierent 
une grande durete sous l’eau, mais dont la prise est lente, sont d’un usage 
incommode. Celles qui se solidifient trop vite, comme le ciment romain, sont 
d’un emploi difficile et presque toujours defectueux. Le Portland, qui prend 
seulement douze heures apres son emploi, est certainement la matiere la plus 
propice ä la confection d’un bon ouvrage. 
L’epaisseur et la forme de la cuve dependent ä la fois des exigences Epaisseur des cuves. 
des ouvrages qu’elle doit supporter et de la resistance qu’elle doit ajouter, ä 
celle duterrain. Si eelui-ci est solide, et s’il peut etre taille verticalement, la 
cuve presente une epaisseur uniforme. Si le terrain est ebouleux, et s’il doit 
etre enleve puis rapporte, comme il arrive pour le sable, la cuve peut etre 
elevee avec une epaisseur reduite, excepte sous les assises des colonnes qui 
forment alors des piles espacees. Ce dernier mode de construction a ete adopte 
ä Vaugirard avec un plein succes. 
Letude de l’equilibre entre la poussee de l’eaii contenue dans une cuve 
de gazometre et la somme des resistances que lui opposent l’ouvrage en macon- 
nerie qui la compose et le terrain qui l’environne, constitueun probleme facile 
ä resoudre avec les donnees que la Compagnie Parisienne a recherehees ou 
etablies. 
L’observation a d’abord fait connaitre que la rupture de ces cuves se 
produisait toujours suivant une generatrice verticale, que l’ouverture avait 
son maximum de largeur au bord superieur et allaiteu se perdant vers le bas. 
On est donc aulorise ä considerer que l’ouvrage est expose ä un renversement 
ayant son plus grand mouvement au sommet, tandis qu’on eüt pu etre dispose 
ä admettre que ces cuves se rompraient ä la base, lä oü la pression qui 
s’exerce sur elles atteint son maximum. 
On a constate aussi que le mouvement de renversement qui se pro- 
duit est extremement limite, qu’il n’apparait souvent que par une feilte a 
peine visible et on est conduit ä en conclure que ce tres-petit deplacement 
suffit pour faire intervenir la resistance du sol dans une proportion qui 
limite la deformation, consequence de l’accident. On est donc autorise ä 
penser qu’une pression prealable du sol sur la magonnerie aurait empeche la 
£quilibre des faces 
et des rdsistances 
dans une cuve de 
gazometre.
	        
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