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Full text : Les costumes populaires de la Turquie en 1873 : ouvrage publié sous le patronage de la Commission Impériale Ottomane pour l'Exposition Universelle de Vienne

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Figure  3:  dame  musulmane  de  hania.

On  remarque,  dans  le  costume  des  dames  mnsulmanes  de  Hania,  une  Sorte  de
compromis,  qui  n’est  pas  sans  grace,  entre  la  mode  turque  et  la  mode  grecque.  Ce  compromis,
  dicte  par  les  convenances,  puisque  la  majorite  de  la  population  cretoise  appartient
  au  rite  orthodoxe,  enleve  au  costume  de  son  ampleur,  de  sa  majeste,  et  lui  donne
en  echange  une  desinvolture  plus  legere.  Les  manches  de  Yentari,  au  lieu  de  s’elargir  vers
leurs  extremites,  de  s’y  evaser  et  de  pendre  en  laissant  les  bras  ä  decouvert,  se  ferment
au  contraire  sur  lös  poignets.  Des  boutons  noirs  attachent  le  corsage,  orne  de  garnitures
  en  oya.  Les  usages  traditionnels  sont  respectes  en  ce  qui  concerne  la  traine,  au  bas
de  laquelle  la  soie  quadrillee,  etoffe  du  costume  entier,  est  enjolivee  d’une  large  bordure
  en  broderie  d’or.  Les  paboudj  sont  en  tissu  d’or  et  de  soie,  et  le  yemeni  roule  autour
  de  la  tete  est  borde  (Yoya.  Les  seuls  bijoux  de  ce  costume  sont  des  boucles  d’oreillc
en  forme  de  pendeloques.

PLANCHE  II.

Figure  1:  yillageoise  cheetienxe  de  hanoia.

Ainsi  que  la  plupart  des  paysannes  cretoises,les  femmes  de  Hanoia  portent  le  fez,  de
forme  un  peu  plus  elargie  par  en  haut  que  sur  les  bords,  et  garni  d’un  puskul  de  soie
commune,  assez  souvent  ebouriffe.  II  est  d’usage,  ä  ce  qu’il  parait,  en  Crete,  de  laisser  en
guise  d’ornement,  a  la  partie  superieure  du  puskul,  le  morceau  de  papier  blanc  decoupe
ajour,  que  certains  marchands  y  attachent  ou  y  collent  ahn  d’y  inscrire  le  prix  de
cette  coiffure.
Deux  pieces  de  ce  costume  sont  particuliercment  curieuses.  L’une  est  le  tablier
(prostela)  blanc  avec  sa  large  bande  de  broderie  rouge,  noire,  bleue  et  jaune,  ä  rosaces
encadrees  d’ornements  droits  et  surmontees  de  palmettes.  La  seconde  est  le  colto  ou
            
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