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MAK

Full text : Les costumes populaires de la Turquie en 1873 : ouvrage publié sous le patronage de la Commission Impériale Ottomane pour l'Exposition Universelle de Vienne

—  191  —

La  population  du  vilayet  de  Sivas  se  compose  principalement  de  Turcs,  de
Kurdes,  de  Grecs  et  d’Armeniens.

PLANCHE  XV.

Figure  1:  femme  turque  d’osmandjik.

Osmandjik  est  un  bourg  de  peu  d’importance,  et  qui  n’a  de  tres  remarqnable
que  son  pont,  du  ä  Sultan  Ba'izid.
La  femme  turque  d’Osmandjik  est  une  simple  paysanne,  comme  l’indique  son
costume  peu  luxueux,  parfaitement  approprie  a  sa  condition;  mais  non  sans  originalite,
  ni  sans  grace.
Elle  est  coiffee  d’un  fez  enveloppe  d’un  mouchoir  a  fleurs  (yazma)  sur  lequel
eile  ramene  ses  longs  cheveux,  dont  eile  se  fait  une  couronne  negligemment  tordue,
sans  perdre  a  les  natter,  ni  meme  a  les  arranger  tres  regulieremennt  un  temps  preeieux
pour  sa  famille.  Elle  a  des  boucles  d’oreille  en  filigrane,  representant  un  petit  tri  angle
equilateral  suspendu  par  sa  base,  et  d’oü  pendent,  sur  les  deux  autres  faces,  des  grelots
  d’argent.
O
Son  entari  de  couleur  foneee,  ouvert  par  devant,  lui  seit  de  chemise;  les  manches
en  sont  evasees  et  bordees  de  piqüres  qui  dessinent  une  large  tresse.  Un  tablier  Cn  tapisserie
  (eünluk)  couvre  tonte  la  partie  inferieure  du  corps,  depuis  la  ceinture,  consistant
en  une  sangle  de  crin,  liistoriee  de  dessins  geometriques  en  laine  rouge  et  blanche,  et
terminee  a  S2S  deux  bouts  par  des  touffes  de  cordelettes  egalemcnt  en  laine  rouge  et
blanche  melee  de  crin  et  effilochees  par  le  bas  en  forme  de  houppes.  Les  dessins  du
tablier,  quoique  fort  bizarres,  ont  beaueoup  de  cliarme.
Le  haut  du  corps  est  garni  d’un  corsage  coiirt  et  collant,  en  soie  quadrillee,  a
petit  collet  droit  coupe  carrement;  les  manches  de  ce  hyrka  s’arretent  a  la  saignee,
et  celles  de  Ventari  en  sortent  en  s’epannouissant  comme  de  grandes  fleurs  de  volubilis.
Des  paboudj  de  maroquin  jaune  sont  l’unicftie  chaussure  qui  protege  ses  piec.s,
prlves  de  bas  ou  de  chaussettes.
            
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