Skip to main content Jump to sidebar
MAK

Full text : Les costumes populaires de la Turquie en 1873 : ouvrage publié sous le patronage de la Commission Impériale Ottomane pour l'Exposition Universelle de Vienne

—  237  —

PLANCHE  XXIV.

Figure  1:  dame  musulmane  de  sa’rit  chez  elle.
Figure  2:  la  meme  en  sortte.

Chez  eile,  la  dame  musulmane  de  Sa’rit  porte  par  dessus  sa  chemise  de  soie  transparente ­
  et  le  cJialwar  de  satin  raye  de  jaune  sur  fond  rouge,  une  seconde  chemise
longue  et  ample,  tombant  presque  sur  les  pieds.  Cette  tunique  en  etoffe  de  soie  epaisse,
  de  couleur  de  pourpre,  est  fermee  autour  du  cou  et  boutonnee  sur  la  poitrine.  Des
broderies  de  soie  partie  au  passe,  partie  en  ganse,  affectant  des  formes  droites  et  s  etendant
  en  lignes  redoublees,  garnissent  le  devant  du  corsage,  le  bas  de  la  jupe,  en
remontant  presque  jusqu’aux  hanches,  et  les  larges  manches,  qui  laissent  voir  de  doubles
  bracelets  d’argent  lorsque  les  bras  se  levent.
II  est  assez  rare  que  la  dame  musulmane  de  Sa’rit  roule  autour  de  ses  reins  cette
large  ceinture  de  cachemire  gris  qu’on  lui  voit  sur  notre  figure  1,  et  qui  lui  sert  seulement
  quand  elle  est  obligee  par  quelque  circonstance  grave  de  vaquer  par  ses  propres
mains  aux  soins  du  menage.  Alors,  la  ceinture  maintient  etroitement  contrc  son  corps
la  chemise  de  dessus  et  Yentari  non  moins  large,  dont  les  vastes  plis  l’incommoderaient
  en  genant  son  travail,  tandis  que,  normalement,  cette  ampleur  n’a  rien  que  de
tres  commode  pour  une  dame  qui  se  repose  sur  un  sofa,  s’occupant  tout  au  plus  de
quelque  broderie  ä  l’aiguille.
L’entari,  ouvert  par  devant,  descend  un  peu  moins  bas  que  la  chemise  longue  ;
il  est  en  soie  rayee  dite  koutnou,  et  borde  de  passementerie  formant  des  dessins
composes  d’angles.  Entre  le  chalwar  et  les  yemeni  rouges  oü  plongent  les  pieds  nus,
chaque  fois  qu’un  mouvement  des  jambes  fait  remonter  les  plis  du  satin,  on  aperqoit
les  halJtal  d’argent  ou  bracelets  de  jambes,  ornes  de  grelots  qui  tintent  joyeusement.
Autour  de  sa  tete,  la  dame  musulmane  de  Sa’rit  roule  en  epais  saryk  une  longue
echarpe  de  soie  a  plis  multiplies;  les  deux  extremites  de  cette  echarpe  tombent  sur
la  nuque  et  couvrent  une  partie  des  cheveux  denoues,  qui  fiottent  en  nappes  noires
et  lustrees  sur  les  vetements.  Un  tepelik  d’argent  repousse  en  bosses,  grave  et  cisele
couvre  le  sommet  de  la  coiffure  ;  un  double  rang  de  piecettes  d’or  y  est  suspendu
circulairement  par  des  chainettes,  et  s’etale  en.  rond  depuis  le  haut  du  saryk  jusqu’ä
ses  bords.
            
Waiting...

Note to user

Dear user,

In response to current developments in the web technology used by the Goobi viewer, the software no longer supports your browser.

Please use one of the following browsers to display this page correctly.

Thank you.