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Full text : Les costumes populaires de la Turquie en 1873 : ouvrage publié sous le patronage de la Commission Impériale Ottomane pour l'Exposition Universelle de Vienne

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buissons  de  roses,  il  se  repose  sous  des  bosquets  de  jasmins,  oü  son  costume  gris
empeche  la  deperdition  trop  prompte  du  calorique  dont  il  est  sature.

Figure  2:  dame  musulmane  de  beyrouth.

Enveloppee  d’un  nuage  de  mousseline  blanche,  la  dame  musulmane  de  Beyrouth
passe  le  temps,  pendant  les  chaleurs  accablantes  de  Fete,  sur  les  sofas  d’un  chalinichir
  largement  aere,  d’oü  eile  suit,  curieusement,  cachee  derriere  les  kafes  au  grillage
etroit  qui  la  derobent  ä  tous  les  yeux,  le  mouvement  de  la  foule  affairee  qui  parcourt
  les  nies.
Si  cette  occupation  l’ennuie  ou  la  fatigue,  eile  chausse  par  dessus  ses  fins  bas
blancs  des  bottines  grises,  releve  et  passe  dans  sa  ceinture  de  cuir  noir,  ornee  de
plaques  d’argent  ciselees  en  elegantes  palmettes,  les  pans  flottants  de  son  entari,
ränge  autour  d’elle  les  plis  transparents  de  son  chalwar,  et  va  prendre  le  frais  dans
ses  parterres  de  tulipes  et  de  renoncules  eclatantes,  au  bord  d’un  bassin  de  marbre
jaune  oü  jase  le  jet  d’eau  qui  monte  dans  Fair  en  grele  panache,  et  retombe  en
gresillant  dans  la  vasque  d’onyx.
Pour  coiffure,  la  dame  musulmane  de  Beyrouth  roule  autour  de  ses  cheveux
noirs  un  leger  tortil  de  gaze  borde  d’une  garniture  en  oya  blanc.  Ses  bijoux  consistent
  simplement  en  boucles  d’oreille  de  filigrane  d’argent  executees  dans  les
ateliers  locaux,  tres  renommes  pour  ce  genre  de  travail.

Figure  3:  dame  chretienne  de  beyrouth  (costume  d’hiver.^

On  voit  par  le  costume  d’hiver  de  la  dame  chretienne  de  Beyrouth  que  cette
saison  n’y  est  sans  doute  pas  tres  rüde.  Ailleurs,  äConstantinople  par  exemple,  letoffe
  du  fistan  serait  traitee  haut  la  main,  par  n’importe  quelle  couturiere,  eomme
une  etoffe  purement  d’ete.  C’est  un  koutnou  raye  yiolet  et  blanc,  pareil  a  celui
dont  on  fait  ordinairement  les  entari.  La  facon,  dite  d  la  franka,  date  de  l’epoque
            
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