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BELGIQUE.
de la 3 e section, exprimait en ces termes, dans la Bohemia,
1 opinion que lui avait suggerbe l’examen des objets exposös
par la Belgique.
“ Le gouvernement beige avait en son pouvoir de donner
une extension beaucoup plus grande ä son exposition scien-
tifique. II n’avait qua faire appel aux travaux de son
Academie, a ceux de ses archives, aux trbsors de ses collec-
tions scientifiques et de ses musees, aux travaux des profes-
seurs de ses universites. On eüt vu avec plaisir une Collec
tion de livres publies en langue flamande. Le gouvernement
s est borne ä un exposb de l’organisation generale de ses
universites et des universites libres, ainsi que des bcoles
moyennes et primaires, afin de rendre possible une estima-
tion et un jugement des documents qui s’y rattachent. »
L’honorable professeur Holler, auteur de cet article,
s’est d’ailleurs montrö dune grande bienveillance pour la
Belgique dont heureusement il avait pu se faire une idöe
en dehors de ce qui etait exposb a Vienne. Nous pouvions,
en effet, en suivant l’exemple des autres nations, mettre sous
les yeux du monde savant toutes nos richesses scientifiques
et litteraires : les publications de nos acadbmies et de nos
soctetes savantes, si nombreuses et si actives dans les
provinces, les catalogues de nos musbes, la statistique de
nos bibliotheques publiques. Esperons que si la Belgique
est encore appeleerä figurer dans une Exposition universelle,
eile s’y presentera avec tous ses avantages; il suffira pour
cela de se rappeier les legons que d’autres pays nous ont