EFILOGUE.
Que conclure de ce long rapport, oü les details abondent,
mais sans lien apparent? En premier lieu que, si l’on veut
avoir une idee juste de la Situation de l’enseignement dans
un pays quelconque, ce n’est point aux Expositions univer
selles qu’il faut l’aller chercher; trop de causes d’erreurs,
volontaires ou autres, s’y rencontrent : lacunes, d’un cöte,
surabondance de documents, d’un autre. Parmi les expo-
sants, les uns ont soin de ne se presenter qu’en grande toi-
lette, si je puis m’exprimer ainsi; les autres atFectent le
neglige le plus insouciant; les premiers, attachant une
extreme importance' au jugement qu’ils vont provoquer,
n’apportent pas toujours une parfaite sincerite dans leur
etalage; les autres, plus surs d’eux-memes, ne croyant
point avoir besoin d’accroitre leur renommee, ou s’abstien-
nent tout a fait, ou ne se preparent point avec -assez de
soin. S’il s’agit d’un pays de centralisation administrative,
l’autorite peut dtre rendue responsable des abstentions,
parce quelle etait en droit de Commander; mais, dans ceux
oü les individus, les corporations, les institutions cantonales
ou communales se meuvent libres de toute entrave gouver-
nementale, l’Etat, n’ayant pas le pouvoir d’ordonner, ne
peut legitimement encourir la responsabilite des resultats.
Les frais d’installation aux Expositions universelles sont
trop considerables, les gouvernements ou les puissantes