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notre industrie reprendre la position glorieuse qu eile avait
conquise auparavant, et il suffirait certainement que nos
fabricants le voulussent pour que cela füt. Nous osons
l’aförmer, parce que, dans notre centre industriel, il y a tant
d’aptitude pour tout ce qui concerne le travail de la laine,
que, des qu’on y poursuit serieusement un but, on est
presque certain d’j atteindre, au moins dans les limites du
possible.
Une preuve de son initiative, cest la rapidite avec
laquelle l’industrie vervietoise a remplace, par le debouchd
du Zollverein, les trois grands marches qui lui ont echappe
en partie : les Etats-Unis, l’Italie et la Suisse. Ce ehan-
gement n’a pu se faire qu’en resolvant a son avantage le
probleme de la production ä bon marchd, resultat auquel
eile a ajoute, comme le demontre l’Exposition, la perfection
de ses fabricats. Mais nous ne devoris pas avoir une confiance
absolue dans ce nouveau debouche, parce que l’Allemagne
est elle-meme un grand pajs producteur d’articles lainiers
et que nous y rencontrons, dejä aujourd’hui, une concur-
rence qui deviendra de jour en jour plus redoutable.
Nous croyons, a ce sujet, devoir jeter un coup d’oeil retro-
spectif sur la marche de l’industrie de notre arrondissement
depuis le commencement du siede.
Dans un rapport adressd en l’an ix de la republique
(en 1800), par le citoyen Constans Als, au conseiller de
prdfecture Jacob, sur la fortune publique du departement
de l’Ourthe, il est dit au chapitre Manufactures de draps :