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l’ornementation fantaisiste de la Renaissance, dont le symbolisme
pai'en n’est guere propre ä s’allier aux ceremonies
du culte catholiqüe. II est vrai que, dans les contrees meridionales,
les solennites religieuses procedent plutöt de la
Päque triomphante que des Souvenirs tristes de la Passion
auxquels les artistes du Nord demanderent presque toujours
l’inspiration chretienne. L’artiste qui travaille pour leglise
peut s’approprier tous les styles, mais il doit eliminer severement
les details que la tradition interprde par des iddes
contraires aux doctrines consacrees. Les sdverites de la
Reforme contre les pompes du catholicisme s’expliquent
peut-etre par l’admission, au xvi e siede, dune profusion de ,
ddtails creds pour les temples du paganisme. Tous les
artistes du siede des Medicis s’en dtaient epris lorsque
lltalie, puis l’Europe entiere, se passionna pour les chefsd’oeuvre
antiques que l’on exhumait du sol.- On crea alors
de nouvelles ecoles, meme dans les fabrications destinees
aux eglises , en meme temps que les penseurs et les pbijosoplies
evoquaient un nouveau monde d’idees.
Les broderies en lames et en fils d’or, dont l’industrie
continue, en Belgique, chez quelques fabricants d’un talent
remarquable et dans certaines communautes de religieuses,
presentent un theme souvent difficile ä realiser au point de
vue de l’esthetique, L’abus de grosses masses brillantes,
ä reliefs exageres, pour faire cliatoyer les ors, depare
souvent les etoffes brodees pour chasubles, cbapes, dais,
devants d’autel, etc. Parfois aussi, ä cöte de ces lourdes