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sur fond dor et les superbes mosai'ques. Le manuscrit
iapporte par M. Didron du monastere du rnont Atlios nous
eii decrit les types austeres, les accessoires syraboliques.
Les artistes russes, tont eo perfectioimant le dessin, savent
respecter le caractbre imposant de ces grandes figures,
noblement posees sur le mur dore qui sbpare les fldeles
du sanctuaire et sur d’autres parois de l’eglise.
Depuis une vingtaine d annees, un etablissement imperial,
dirige par des bommes d’un grand savoir, s’est mis a la
tete de la fabrication des mosai'ques russes. L’art indus-
triel de Byzance y retrouve ses chefs-d’ceuvre. Gräce a
cette impulsion puissante, soutenue par l’enseignement
special que le gouvernement russe a su developper si
habilement, l’Empire des Tzars compte aujourd’hui des
mosaistes d’un merite transcendant. A Vienne, le jury du
XXIII 0 groupe a distingub les oeuvres de MM. Froloff
et Bourouchkine, dont les ligures saintes eldgantes,
severes, correctes, conformes ä la tradition hieratique,
nous prouvent une fois de plus l’influence feconde de
1’instruction artistique appliquee aux productions usuelles,
de ces musees utiles ou les arts du pasSe font respecter,
aimer, raviver, progresser le style national, dont ou reunit
les reliques pour un enseignement civilisateur.
L Italie ne peut oublier les mosai'ques dont Rome
parait jadis ses bätisses somptuaires et ses demeures
privees : on les exbume jusque des villas romaines de
la Gaule. La mosai'que en verre, retrouvee ä Pompei',