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allemands du xv B siede. Ces fouillis de details s’expriment
mal, restent confus dans Ja peinture sur verre. Si pareil
genre se repandait, on excuserait presque le vandalisme
des chanoines qui firent briser des vitraux sous lesquels
ils ne pouvaient dechiffrer le texte du missel ou de leur
breviaire. En tous cas, le peintre verrier ne peut rendre
heureusement les lignes grbles d’un feuillage, oü chaque
aiguille du sapin fait songer ä ces champs d’epis, peints
brin par brin, que signaient les plus exageres des prera-
phaelites anglais. L Opposition franche de ln lumiere et
dun riche coloris net et harmonise restera toujours le vrai
type du verre peint. On echouera toujours, malgre talent
et patience, lorsquon sappliquera a la täche impossible de
jeter sur des fenetres une image euluminee ä laquelle
manqueront forcement les ressources du clair-obscur et des
nuances fondues. Le petit hermitage, enfoui au fond d’une
gorge alpestre, oü le saint se perdait dans un monde de
buissons, ne gardait rien de la grandeur simple des images
grandioses, largement tracees, sans fond rendu opaque, que
I>eignait magistralement Dürer lui-meme pour la catbedrale
de Cologne. Les maitres d’autrefois savaient judicieusement
changer leur faire selon les genres : l’auteur du Chevalier
de la mort comprenait trop bien l’art pour tenter sur la
verriere ce qu il tracait sur la planche xylograpbique ou
coloriait sur panneau.
Les verriers de Baviere qui, sous l’impulsion donnee par
le roi Louis I tr , avaient releve cette fabrication artistique