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par des dons d’argent, la creation de nouvelles ecoles dans
les paroisses environnantes. II donne encore un subside ä
lecole des mineurs et des mbtallurgistes de Leoben, oü,
chaque annee, il envoie a ses frais un eleve pour y faire
ses etudes. En dehors des dons particuliers du D r Faber,
ladministration a distribue aux ecoles, en 1873, la somme
de 2,000 francs.
Une eglise, qui servira alternativement au culte Protestant
et au culte catholique, sera prochainement erigbe aupres de
la eite ouvriere.
Reunions et fetes. — Des liens intimes entre les ouvriers,
contre-maitres, employes et bourgeois se sont etablis, gräce
a l’organisation de diverses socibtbs d’agrement, entre autres
celle des veterants d’Eibiswald, qui s’exercent aussi au
maniement des pompes a incendie.
Chaque annbe, a la Noel, le I) 1 ' Faber invite tous ses
ouvriers a une grande fete, qui se donne dans la vaste halle
des laminoirs, debarrassbe, pour la circonstance, de tous les
ustensiles de travail. Cette halle est alors ornbe de drapeaux
et illuminee. Un arbre de Noel, haut de plusieurs metres
et resplendissant de mille lumieres, porte, ä chacune de ses
branches, une quantitb d’objets utiles, qui sont genereuse
ment distribues aux enfants de tout le personnel.
En ete, dans un beau jardin mis a leur entibre disposition,
les ouvriers se livrent au jeu de quilles et au tir ä la cara-
bine. La ils se rencontrent avec leurs chefs, et -souvent
le patron lui-meme se mele ä leurs plaisirs. La depense