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Full text : France - Commission supérieure: Rapports - Exposition Universelle de Vienne en 1873, Tome V

EXPOSITION  UNIVERSELLE  DE  VIENNE.

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tion,  l’emploi,  sur  une  grande  ecbelle,  d’un  agent  aussi  dangereux  que
l’acide  arsenique.  Aussi  a-t-on  accueilli  avec  une  grande  faveur  I’annonce
de  la  decouverte  d’un  nouveau  procöde  de  fabrication  du  chlorhydrate  de
rosaniline,  procede  dont  le  principe  a  eie  indique  par  M.  Coupier 1 ,  et  qui
a  ete  employe  pendant  quelque  temps  par  MM.  Meister  Lucius  et  Brüning
de  Höchst.  Le  rapporteur  est  en  droit  d’affirmer  que  l’auleur  de  ce  procede, ­
  M.  Coupier,  l’applique  aujourd’hui  dans  son  usine  de  Creil.
Nous  nous  proposons  de  döcrire  dans  ce  chapitre  l’un  et  Fautre  procede
de  fabrication  de  la  rosaniline,  et  nous  ferons  preceder  cette  description
de  quelques  indications  concernant  la  pröparation  des  bases  de  la  Serie
aromatique,  aniline  et  toluidine,  qui  sont  les  matieres  premieres  de  cette
fabrication.  La  preparation  de  ces  bases  se  fait  toujours  par  les  mötbodes
connues,  c’est-ä-dire  par  la  transformation  des  carbures  d’hydrogene  correspondants
  en  composös  nitrogenes,  et  par  la  reduction  de  ceux-ci  au
inoyen  du  fer  et  de  l’acide  acetique.  La  rnetbode  a  etö  decouverte  par
M.  Zinin;  le  procede  de  reduction  est  de  M.  Bechamp.  Tout  cela  est  expose
dans  le  Rapport  de  1867.  Nous  n’y  reviendrons  pas,  et  nous  nous  contenterons
  d’indiquer  quelques  perfectionnemenls  qui  ont  etd  introduits  dans
lesprocödes  en  usage  pour  la  production  des  composds  nitrogönös  et  des
bases  eltes-rnemes.  Le  nombre  de  ces  dernieres  s’est  accru  par  la  decouverte
des  toluidines  isomeriques,  notamment  de  la  pseudo-toluidine  qui  joue
un  röle  dans  Findustrie.  Nous  en  traiterons,  reservant  pour  d’autres  parties
de  ce  rapport  la  description  de  la  diphenylamine  et  de  ses  congeneres,  et
celle  de  la  phenylene-diamine,  qui  est  einployee  aujourd’hui  pour  la  fabrication ­
  du  brun  d’aniline.

S  i* r .
PREPARATION  DE  LA  N1TRORENZINE  ET  DE  L’ANILINE.
NITROBENZINE.
Les  progres  röalises  dans  la  fabrication  de  la  nitrobenzine  consistent
surtout  dans  la  disposition  des  appareils  et  dans  le  soin  qu’on  apporte  a
la  condensation  des  vapeurs  nitreuses.  Ce  sont  toujours  des  chaudieres  en
fonte  dans  lesquelles  on  fait  reagir  sur  la  benzine  un  melange  d’acides
1  Voici  I’historique  de  cetle  decouverte.  Des  18C0,  M.  Ch.  Lautli  a  obtenu  de  la  fuchsine  en
chauffant  un  melange  d’aniline,  de  nitrobenzine  et  de  ehlornre  stanneux.  En  1861,  MM.  Laurent
et  Casthelaz  ont  pris  un  brevet  pour  l’oblenlion  d’une  matiere  rouge  par  I’action  du  fer  sur  la  ni-Irobenzine
  en  presenee  de  l’acide  chlorhydrique.  Le  brevet  de  M.  Coupier,  fonde  sur  une  reaction
analogue  a  celle  qui  a  ete  indiquee  par  M.  Laulh,  est  de  1866.  M.  Coupier  propose  de  faire
reagir  la  nitrobenzine  commerciale  sur  l’aniline  (lourde)  en  presenee  du  fer  et  de  l’acide  chlorhydrique. ­

            
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