AL GENIE.
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prosperite reelle qu’atteslenl les tableaux du commerce. A quel progres ne
peul-on esperer dans un temps desormais appreciable, alors que les indi-
genes assimiles seront familiarises avec nos procedes d’exploitation et qu’un
miIlion d’Europeens habitera i’Algerie, devenue en outre l’intermediaire
oblige des dchanges entre le monde civilise et les regions mysterieuscs du
Bornou et du baut Niger !
Ces indicationsprcliminaires nous ont paru necessaires pour mieux faire
comprendre la plupart des details dans lesquels nous allons maintenant
entrer pour faire apprecier la pari si honorable que l’Algerie a prise a
l’Exposilion universelle de 1873.
I
AGRICULTURE.
L’agriculture, qui est la principale base de la production alg^rienne,
etait admirablement rcpresentee a l’Exposition de Vienne; aussi peut-on
dire qu’elle a dignement soutenu la bitte avec cellc des autres nations.
Parmi les produits qui ont ete le plus remarques, nous citerons ici sous
forme de nomenclature : les cereales (ble, orge, avoine, mais etc.); les
fourrages; les legumineuses; les fruits frais, secs et conserves; les plantes
medicinales; les tabacs crus;les cotons; les lins et autres textiles cultives;
les textiles spontanes; les matieres oleagineuses; les cires ellesmiels; les
cocons de versa soie; la laine; le corail; les produits de l’cxploitation
forestiere; les matieres tinctoriales; les vins et les liqueurs.
CEREALES.
De tout temps les bles de l’Algerie ont joui d’une grandc reputation.
ün sait le role important qu’ils ont joue dans la pobtique romaine, lors-
que la nourriture de la grande eite imperiale reposait sur les recoltes des
provinces africaines. Pline, dans son Histoire universelle, se plait ä rap-
porter les nombreux exemples de leur fecondite, qu’il ne serait pas dillicile
de renouvcler de nos jours, car l’aptitude remarquable de celte rdgion
a produire des bles estimes s’est conservee meine aux plus mauvaises
epoques de son bistoire. An moyen äge comme dans les temps modernes,
on voil 1 exportation des grains figurer comme un des elements principaux
du commerce de l’Algerie, et cette tradition n’a pu ijuc sc developper ra
pidement sous 1’influence de la domination francaise.
Les lerrains a base calcaire sonl ceux que Ton rencontre le plus sou-