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Full text : France - Commission supérieure: Rapports - Exposition Universelle de Vienne en 1873, Tome V

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MONUMENTS  H1STORIQUES.
«Mais,  pour  nous  en  tenir  ici  au  moyen  äge,  les  difficultes  s’accumulent
en  presence  de  3a  restauration.  Souvent  des  monuments  ou  des  parties
de  monuments  d’une  certaine  epoque  et  d’une  cerlaine  4cole  ont  ete  repards
a  diverses  reprises,  et  cela  par  des  artistes  qui  nappartenaient  pas  a  3a
province  oü  se  trouve  bäti  cet  edifice.  De  3ä  des  embarras  considerables.
S’il  s’agit  de  restaurer  et  les  parties  primitives  et  les  parties  modifides,
faut-il  ne  pas  tenir  compte  des  dernieres  et  retablir  l’unite  de  style  d4-rangti,
  ou  reproduire  exactement  le  tout  avec  les  modifications  posterieures?

«C’est  alors  que  l’adoption  absolue  d’un  des  deux  partis  peut  offrir  des
dangers,  et  qu’il  est  necessaire,  au  contraire,  en  n’admettant  aucun  des
deux  principes  d’une  maniere  absolue,  d’agir  en  raison  de  circonstances
particulieres.  Quelles  sont  ces  circonstances  particulieres?  Nous  ne  pourrions
  les  indiquer  toutes;  il  nous  suffira  d’en  signaler  quelques-unes  parrni
3es  plus  importantes,  afin  de  faire  ressortir  le  cote  critique  du  travail.
Avant  tout,  avant  d’etre  archeologue,  Farchitecte  charge  d’une  restauration ­
  doit  etre  constructeur  habile  et  expdrimentd,  non  pas  seulement  a
un  point  de  vue  general,  mais  au  point  de  vue  particulier;  c’est-ä-dire
qu’il  doit  connaitre  les  procedes  de  construction  admis  aux  differentes
epoques  de  notre  art  et  dans  les  diverses  ^coles.
«Dans  les  restaurations,  il  est  une  condition  dominante  qu’il  faut  toujours
  avoir  presente  a  l’esprit:  c’est  de  ne  substituer  ä  toute  partie  enlevec
que  des  materiaux  meilleurs  et  des  moyens  plus  (inergiques  ou  plus  parfaits.
Il  faut  que  l’edifice  restaur6  ait  passe  pour  l’avenir,  par  suite  de  l’operation
  a  laquelle  on  l’a  soumis,  un  bail  plus  long  que  celui  deja  ecoule.  On
ne  peut  nier  que  tout  travail  de  restauration  est  pour  une  construction
une  ^preuve  assez  dure.  Les  dchafauds,  les  4tais,  les  arrachements  necessaires,
  les  enlevements  partiels  de  ma^onnerie,  causent  dans  l’oeuvre  un
ebranlement  qui  parfois  a  ddtermine  des  accidents  tres-graves.  Il  est  donc
prudent  de  compter  que  toute  construction  a  perdu  une  certaine  partie
de  sa  force  par  suite  de  ces  ebranlements,  et  que  vous  devez  suppleer  a
cet  amoindrissement  de  forces  par  la  puissance  des  parties  neuves,  par  des
perfectionnements  dans  le  Systeme  de  structure,  par  des  chainages  bien
cntendus,  par  des  resistances  plus  grandes.
cdnutile  de  dire  que  le  choix  des  matdriaux  entre  pour  une  grande  part
dans  les  travaux  de  restauration.  Beaucoup  d’edifices  ne  menacent  ruine
que  par  la  faiblesse  ou  la  qualite  mediocre  des  materiaux  employes.  Toute
pierre  a  enlever  doit  donc  4tre  remplacde  par  une  pierre  d’une  qualite
superieure.  Tout  Systeme  de  cramponage  supprime  doit  etre  remplace  par
un  chainage  conlinu  pose  a  la  place  occupee  par  ces  crampons;  car  on  ne
            
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