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Full text : France - Commission supérieure: Rapports - Exposition Universelle de Vienne en 1873, Tome V

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EXPOSITION  UNIVERSELLE  DE  VIENNE.
rable,  la  plus  degradee  et  celle  qui  s’ofTre  la  derniere  aux  regards,  etant
presque  toute  engagee  dans  des  construclions  modernes.
La  partie  posterieure  est  encore  remarquable  par  sa  disposition,  dont
nous  ne  connaissons  aucun  aulre  exemple;  nous  voulons  parier  de  ces
deux  murs  en  retour  de  celui  du  fond  alignds  avec  leurs  pilastres  sur  les
colonnes  des  ailes  et  formant  des  deux  cöt&>,  en  dehors  de  la  cella  et  aux
extr^mitiis  occidentales  du  p&ustyle,  deux  especes  de  culs-de-sac,  qui
etaient  peut-etre  des  sacella  destines  a  recevoir  les  stalues  de  deux  divinites.
  Peut-4tre  cette  disposition  singuliere  n’avait-elle  d’autre  objet  que
d’harmoniser  l’ordonnance  du  temple  avec  les  portiques  du  forum,  dont
les  arcades  Etaient  ornees  de  pilastres  corinthiens,  ainsi  que  nous  le
montre  le  magnifique  resle  qui  se  voit  encore  pres  de  l’hospice  actuel.
Entre  autres  particulantes  de  la  d^coration  de  notre  monument,  nous
ferons  remarquer  les  plinthes  qui  existent  sous  les  bases  des  deux  pilastres
de  la  face  posterieure  et  des  deux  qui  suivent  sur  les  faces  laterales.  Les
deux  premieres  colonnes  des  faces  laterales  et  celles  du  frontispice  en  ont
egalement;  les  bases  des  quatre  autres  colonnes  de  cbaque  cote  posent
immediatement  sur  le  stylobate.
On  juge  bien,  sans  qu’il  soit  necessaire  de  le  dernontrer,  que  la  lourde
et  informe  CYinaise  qui  recouvre  la  corniche  romaine  tout  autour  de  l’ediiice
  n’a  rien  d’antique;  eile  a  vraisemblablement  ete  ajoutee  dans  le  moyen
M.  Clerget,  architecte,  qui  a  fait  une  restauration  du  temple  de  Vienne
exposee  au  salon  de  1834,  n’est  pas  du  meine  avis  que  M.  Delorme;  il
pense  que  cette  cymaise  appartient  ä  l’epoque  de  la  construction  du  monument, ­
  est  evidee  par  derriere  et  formait  un  cheneau  destinii  ü  recevoir
les  eaux  du  comble.  Je  crois  qu’on  ne  pourra  savoir  si  celle  supposition
est  exacte  que  lorsqu’on  aura  enlevd  la  porlion  de  couverture  qui  recouvre
l’assise  en  question.
Selon  M.  Delorme,  c’est  au  v°  siede  qu’aurait  eu  lieu  la  restauration
du  temple,  et  ce  serail  de  cette  epoque  que  dateraient  la  face  principale  et
ses  retours  qui  appartiennent  evidemment  a  une  dpoque  de  decadence.
D’apres  le  meine  auteur,  ce  serait  dans  le  xi°  siede  que  les  murs  de  la
cdla  furent  demolis  et  qu’on  etablit  ceux  que  nous  voyons  entre  les
colonnes;  ä  l’epoque  oii  le  temple  fut  Iransforme  en  eglise,  une  porte  fut
ouverte  sur  la  face  laterale  nord,  et  plus  tard  une  aulre  fut  pratiquee  au
sud.  L’autel,  selon  l’usage  du  temps,  fut  etabli  au  cote  oriental  de  l’edilice,
  c’est-ä-dire  qu’il  fut  adosse  aux  colonnes  de  la  facade.
On  jjresumc  qu’un  edifice  richemeiit  d^core  fut  adosse,  au  xu°  siede,
;i  la  partie  occidentale  du  monument.  car  on  en  voit  encore  les  traces  a
            
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