296
EXPOSITION UNIVERSELLE DE VIENNE.
rable, la plus degradee et celle qui s’ofTre la derniere aux regards, etant
presque toute engagee dans des construclions modernes.
La partie posterieure est encore remarquable par sa disposition, dont
nous ne connaissons aucun aulre exemple; nous voulons parier de ces
deux murs en retour de celui du fond alignds avec leurs pilastres sur les
colonnes des ailes et formant des deux cöt&>, en dehors de la cella et aux
extr^mitiis occidentales du p&ustyle, deux especes de culs-de-sac, qui
etaient peut-etre des sacella destines a recevoir les stalues de deux divinites.
Peut-4tre cette disposition singuliere n’avait-elle d’autre objet que
d’harmoniser l’ordonnance du temple avec les portiques du forum, dont
les arcades Etaient ornees de pilastres corinthiens, ainsi que nous le
montre le magnifique resle qui se voit encore pres de l’hospice actuel.
Entre autres particulantes de la d^coration de notre monument, nous
ferons remarquer les plinthes qui existent sous les bases des deux pilastres
de la face posterieure et des deux qui suivent sur les faces laterales. Les
deux premieres colonnes des faces laterales et celles du frontispice en ont
egalement; les bases des quatre autres colonnes de cbaque cote posent
immediatement sur le stylobate.
On juge bien, sans qu’il soit necessaire de le dernontrer, que la lourde
et informe CYinaise qui recouvre la corniche romaine tout autour de l’ediiice
n’a rien d’antique; eile a vraisemblablement ete ajoutee dans le moyen
M. Clerget, architecte, qui a fait une restauration du temple de Vienne
exposee au salon de 1834, n’est pas du meine avis que M. Delorme; il
pense que cette cymaise appartient ä l’epoque de la construction du monument,
est evidee par derriere et formait un cheneau destinii ü recevoir
les eaux du comble. Je crois qu’on ne pourra savoir si celle supposition
est exacte que lorsqu’on aura enlevd la porlion de couverture qui recouvre
l’assise en question.
Selon M. Delorme, c’est au v° siede qu’aurait eu lieu la restauration
du temple, et ce serail de cette epoque que dateraient la face principale et
ses retours qui appartiennent evidemment a une dpoque de decadence.
D’apres le meine auteur, ce serait dans le xi° siede que les murs de la
cdla furent demolis et qu’on etablit ceux que nous voyons entre les
colonnes; ä l’epoque oii le temple fut Iransforme en eglise, une porte fut
ouverte sur la face laterale nord, et plus tard une aulre fut pratiquee au
sud. L’autel, selon l’usage du temps, fut etabli au cote oriental de l’edilice,
c’est-ä-dire qu’il fut adosse aux colonnes de la facade.
On jjresumc qu’un edifice richemeiit d^core fut adosse, au xu° siede,
;i la partie occidentale du monument. car on en voit encore les traces a