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EXPOSITION UNIVERSELLE DE V1ENNF.
constructions du nioyen äge que nous possedions en France. Les colonnes
qui divisaient les trois nefs ^taient en marbre provenant de monuments
antiques. Malheureusement, vers 1780, on restaura entierement l’inlerieur
de cette eglise dans le gorxt du temps. Les colonnes furent enlev^es
et remplacees par des piliers en pierre revetus d’enduits en platre. Schneyder
dit, dans son ouvrage inedit conserve a la bibliotheque de la ville,
qu’il fut charg^ par Soufflot d’acheter ces colonnes pour les employer dans
un chateau que faisait construire cetarchitecte. Malheureusement, Schneyder
n’indique pas ou eiles ont 6te transportees, de sorte que la restauration
de cette eglise, mxlme en Imagination, n’est pas possible.
Cependant deux des colonnes qui decoraient cet edifice sont encore aujourd’hui
en place; elles sont plac^es a droite et ä gaucbe de l’abside, ä la
naissance de la partie circulaire. Elles avaient ete noy4es dans les nouvelles
magonneries et depuis mises a decouvert, mais en restant toujours
dans leur encaissement. Ces deux colonnes, en tres-beau cipolin, avec
bases et chapiteaux de marbre blanc, ont de 7 a 8 metres de hauteur.
llien ne serait plus facile que de sortir ces colonnes de Finterieur de la
muraille; on pourrait ensuite les placer dans le inusde, dont elles deviendraient
un des ornements et serviraient a supporter des statues ou quelques
aulres fragments de sculpture.
Le clocher qui dxicore la fagade de cette eglise est bien posterieur au
monument; il appartient evidemment au xii° siede, ainsi que le narthex
qui le precede. L’abside est a peu pres de la meme epoque, et la chapelle
Notre-Dame, qui est derriere cette abside, un peu anterieure. Plusieurs
fragments, epars aujourd’hui dans des constructions particulieres, font juger
de l’importance et de la richesse de cette ancienne abbaye.
A Fepoque oü le culte fut retabli en France, le Gouvernement, pour
cre.er un revenu ä la fabrique de Saint-Maurice, lui donna la propriete
de Feglise Saint-Pierre. Par suite d’arrangements entre la ville et la fabrique,
que je n’ai pu connaitre, le musee fut etabli dans cette eglise et y
resta jusqu’en 1822, epoque a laquelle on le transporta dans le temple
d’Auguste et de Livie. Depuis lors, cette eglise a ete occupee par des etablissements
industriels, et, depuis plusieurs annees, par un constructeur
de machines, qui paye annuellement i,3oo francs et dont le bail finit le
31 oclobre 18 A 5.
Le moment est donc arrive ou Fon pourrait intervenir au pres de la fabrique
pour Pempecher de renouveler le bail du localaire actuel, et peutetre
que, d’ici a son expiration, on trouverait le moyen d’indemniser Feglise
Saint-Maurice de Fabandon quelle ferait d’une portion de son revenu.
La disposition de cette eglise se preterait parfaitement a un musee; ses