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Full text : France - Commission supérieure: Rapports - Exposition Universelle de Vienne en 1873, Tome V

MONUMENTS  HISTORIQUES.

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tie  ancienne  par  trois  arcades  en  plein  cinlre  surhausse  et  s’ouvrant  sur  le
dehors  par  une  porte  ögalement  plein  cintre,  d’appareil  moyen,  surmontöe
d’une  fenetre  göminee.  Sur  les  deux  petits  cötes  nord  et  sud  du  rectangle,
on  remarquait  deux  arcs  en  plein  cintre  regulierein  ent  appareilles,  fermes
par  une  majonnerie  et  ayant  l’apparence  d’arcades  aveugles  ou  plutöt
aveuglees  tres-posterieurement  a  leur  construction.
A  l’intörieur,  tous  les  arcs  reposent  sur  des  colonnes  de  marbre,  de
dimensions  et  de  galbes  differents,  provenant  evidemment  de  monuments
antiques,  et  appropriees  de  la  manie.re  la  plus  barbare  selon  les  besoins
de  la  construction.  Quelques-uns  des  chapiteaux  qui  les  surmontent  sont
antiques;  d’autres,  d’une  execution  tres-grossiere,  sont  sculptes  d’ornemcnts
  de  tres-bas  relief,  de  style  merovingien.
En  cet  etat,  quelques  archeologues,  admettant  que  les  arcades  laterales
avaient  etö  primitivement  ouvertes,  et  faisant  observer  que  la  voutc  de
l’abside  4tait  mal  reliee  a  l’arc  d’ouverture,  en  avaient  conclu,  malgre  la
parfaite  identite  des  deux  constructions,  que  l’abside,  pas  plus  que  l’avantcorps,
  n’avait  fait  partie  de  l’edificee  primilif,  et  que  celui-ci  devait  originairement
  präsenter  la  forme  d’un  qmdrifrons,  ou  monument  a  quatre
faces.
Cette  hypotbese,  fort  contestable  d’ailleurs,  et  qui,  pour  devenir  une
verite,  supprimait  les  deux  tiers  du  monument,  ajoutait  encore  a  l’inccrtitude
  de  l’architecte  chargö  de  la  restauration,  lorsque  des  reclierches
faites  dans  les  archives  municipales  de  Poitiers  amenercnt  la  decouverte
d’un  ancien  plan  ferner,  anterieur  aux  plans  d’ahgnement  de  la  ville,
lequel  indiquait  que,  sous  un  bangar  appartenant  aux  dames  de  Sainte-Croix,
  une  absidiole  accol^e  au  cöte  sud  de  l’edifice  avait  du  exister.  Toutefois
  ce  Souvenir  s’dtait  completement  perdu,  et  personne  ne  put  fournir
le  moindre  renseignement  sur  cet  appendice,  qui  se  raccordait  si  bien  avec
les  dispositions  des  arcades  laterales.  N’dtait-il  pas  a  pr^sumer  ccpendant
que  ces  arcades  s’ouvraicnt,  a  l’origine,  de  ebaque  cöte  de  l’edifice,  sur
une  absidiole  semblable  a  celle  qu’indiquait  le  plan  ?  L’Etat  n’etant  pas
alors  propriötaire  des  maisons  adjacentes,  il  fut  impossible  de  s’assurer
par  des  fouilles  de  l’exactitude  de  cette  donnee,  et  l’on  dut  se  bornor,  pour
le  moment,  ii  recbercher  si  quelque  monument  analogue,  decrit  par  d’anciens
  auteurs,  ne  presenterait  pas  les  dispositions  complementaires  dont
on  avait  cru  retrouver  ici  l’indice.
Ces  recherches  conduisirent  a  trouver  dans  Montfaucon  (t.  II,  pl.  LXVI,
fig.  9)  l’indication  du  plan  d’un  temple  que  l’auteur  appelle  Soria,  et
qui,  tont  en  differant  sous  certains  rapports  du  temple  Saint-Jean,  s’cn
rapproche  beaucoup  par  la  forme  et  la  disposition  generale.  Or,  non-seu-
            
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