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Full text: France - Commission supérieure: Rapports - Exposition Universelle de Vienne en 1873, Tome V

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EXPOSITION UNIVERSELLE DE VIENNE. 
railles ou des tours par une grele de pierres et de projectiles de toutes 
natures. 
Non-seulement les hourds remplissaient parfaitement cet objet, mais 
ils laissaient les defenseurs libres dans leurs mouveraents, tout l’approvi- 
sionnement de projectiles et toute la circulation se faisant en dedans du 
parapet. D’ailleurs, si ces hourds etaient garnis, outre le machicoulis con- 
tinu, de meurtrieres, les meurtrieres pratiquees dans la construction de 
pierre restaient demasqu^es dans leur partie inferieure et permettaient 
aux arbaldriers postds en dedans du parapet de lancer des traits sur les 
assiiigeants. Avec ce Systeme, la defense etait donc aussi active que pos- 
sible, et le manque de projectiles devait seul laisser quelque repit aux as- 
saillants. On ne doit donc pas s’etonner si, pendant des sieges memo- 
rables, apres une defense prolongee, les assiegd en etaient rMuits a 
decouvrir leurs maisons, a demolir des murs de jardins, a enlever les cail- 
loux des rues, pour garnir les hourds de projectiles et forcer les assail- 
lants ä s’eloigner du pied des fortifications. D’un autre cot4, les assiegeants 
devaient chercher a mettre le feu a ces hourds de bois, qui rcndaient le 
travail des sapeurs impossible, et cela ne devait pas etre tres-difficile, 
surtout lorsque les murailles n’etaient pas fort elevees. Aussi, des la fin 
du sin' siede et le commencement du xiv e , on se mit k garnir les mu 
railles et tours de machicoulis en pierre portes sur des consoles, ainsi 
qu’on peut le voir ä Avignon, a Beaucaire, et plus tard dans tous les chä- 
teaux forts des xiv' 1 et xv e siecles L 
A Carcassonne, le machicoulis de pierre n’apparait nulle part, et par 
tout, au contraire, on trouve les traces des hourds en bois dans les forti 
fications du chäteau, qui datent du xu e siede, aussi bien que dans les 
ouvrages de saint Louis et de Philippe le Hardi. Au xin e siede, la mon- 
tagne Noire et les rampes des Pyrendes etaient couvertes de forets; on a 
donc pu faire grand usage de ces materiaux, si communs alors dans les 
environs de Carcassonne. 
Les deux enceintes, courtines et tours, sont toutes munies de ces trous 
carres traversant ä espaces ^gaux le pied des parapets; les dages des tours 
et de grands hangars dablis en dedans des courtines, comme nous le 
verrons tout ä l’heure, servaient ä conserver ces approvisionnements de 
bois, qui devaient toujours etre disponibles pour mettre la ville en etat de 
ddense. En temps ordinaire, les defenses de pierre pouvaient suffire, et 
l’on voit encore comment, dans les dages superieurs des tours, les ere- 
1 Au cliüteau de Coucy, bäti au commen- hourds de bois. La, ce sont deja de grandos 
coment du xni°si&cle, on voit nailre les mä- consoles en pierre qui portaientles hourds. 
chicoulis de pierre destines ä remplacer les
	        
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