MONUMENTS HISTORIQUES.
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habitanls se rapppellent avoir vu des mosai'ques au milieu du chceur avant
la restauration exäcutee en 1887.
La decouverte des mosai'ques de Feglise de Sordes, qui appartient au
meine style, ä la mäme epoque que celle de Lescars, dont le pavage avait
de conserve, gräce ä une surelevation du sol, est venue confirmer cette
opinion et donner credit a Marca, qui attribue dans ses ecrits ä Feveque
Guy, qui occupa le sidge episcopal de 11 tB a 1 i4i, Fachevement de sa
cathedrale et la construction de la mosaique.
Peut-etre l’inscription dans laquelle on lit le nom de Fdveque, plus
complete alors et a sa vraie place, iui a permis d’dre aussi explicite; mais
en cela il est d’accord avec la tradition, qui dit que Guy fit faire de grands
travaux ä Lescars, et avec la date de la construction du monument, qui,
commence ä la fin du xi e , n’a pu etre termine qu’au xif siede.
MOSAIQUES DE SORDES.
Sordes est aujourd’hui un gros bourg, situe sur la rive droite du gave
d’Oloron, ä 5 kilometres de Peyrehorade : son origine remonte au i er siede
de notre ere. On y voyait encore les restes de deux portes et du mur d’enceinte
qui la ddendait au moyen äge.
Elle fut longtemps le sidge d’une abbaye de benedictins : fondee par
Guillaume, duc de Gascogne et de Bearn au x 8 siede, eile s’elevait sur un
plateau dans une Situation merveilleuse; aujourd’hui il ne reste plus, des
vastes et magnifiques constructions devees par les abbes, que l’eglise, les
ruines du couvent, et une belle terrasse d’oii Fon descend, en traversant
deux etages de galeries voutties, au gave, qui, apres en avoir baigne le pied,
fait un de tour, ralentit son cours et semble quitter a regret ces rives fleuries
pour aller se perdre dans l’Adour.
De l’^glise romane construite a la fin du xi° siede, il n’existe plus que
les absides, et encore, gräce ä une rdcente restauration interieure qui en
a alterä le caractere primitif, Finteret que pouvait offrir ce vicux monument
a completement disparu : c’est pendant ces restaurations que la mosaique
fut retrouvde (186g).
La decouverte de cette mosa'ique me parut precieuse en ce quelle m’a
semble indiquer la transition du style antique au style roman : le style
byzantin y domine, les motifs romains n’existent plus, et seules quelques
bordures attestent que la tradition antique ne s’elait pas compldement
perdue apres Finvasion des Normands.
Dejä, les figures d’animaux de la rosace ont pris cette forme allongee
qui, exageree encore, va devenir le type des formes heraldiques.
V.
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