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Full text : France - Commission supérieure: Rapports - Exposition Universelle de Vienne en 1873, Tome I

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INDUSTRIE  MINERALE.

fa^on  plus  complete  celles  qui,  jusque-la,  avaient  seules  pu  etre  exploitees.
C’est  ce  qui  est  arrive  a  Saint-Etienne  vers  i85o,  comme  je  viens  de  1c
tlire.
11  y  aura  donc  a  l’avenir,  en  tous  pays,  un  moindre  gaspillage  de  nos  richesses
  houilleres 1 .  Seulement,  on  ne  peut  realiser  ce  progres  que  par  une
production  specifique  moindre;  ou,  en  tout  cas,  on  peut  tout  au  plus  admettre
  que  les  progres  successifs  de  l’art  desmines  compenseront  la  reduction
  ainenee,  dans  la  production  specifique,  par  l’approfondissement  et
l’extension  continus  des  travaux  Souterrains.  On  est  donc  ainsi  conduit  ä
admettre  qu’a  l’avenir  ia  production  moyenne  par  homme  et  par  annee  ne
depassera  cerlainement  pas  3<:o  lonnes  en  Angleterre,  ni  160  en  France
et  en  Belgique.  Si  donc,  aujourd’hui,  pour  une  production  annuelle  de
120  millions  de  tonnes,  le  personnel  ouvrier  est  de  =  hoo,ooo  \
il  devrait  etre,  vers  1910,  de  q  millions  d’hommes  pour  une  production
quintupl^ede  600  millions  de  tonnes.  Ce  seul  chiffre  de  2  millions  douvriers
  mineurs,  correspondant  a  une  population  reelle  de  10  millions
d’ämes,  prouvel’impossibilitd  d’une  pareille  production;  car  n’oublions  pas
(|u’il  faudrait  admettre  un  d4veloppement  parallele  de  toutes  les  Industries
et,  par  suite,  un  accroissement  proportionnel  du  personnel  ouvrier  dans
toutes  les  branches  de  l’industrie  angiaise.  Par  ces  motifs,  on  arrivera,  tot
ou  tard,  en  tous  pays,a  un  maximum  de  production  houillere  due  ä  lanature
  inerne  des  choses.
En  Angleterre,  ce  maximum  ne  me  parait  pas  pouvoir  etre  superieura
200  millions  de  tonnes,  ni  en  France,  vu  la  faible  »itendue  de  nos  bassins
houillers,  bien  au-dessus  de  3o  millions  de  tonnes.
Si  donc  l’dpuisement  des  bassins  houillers  est  inevitable,  il  ne  sera
pourtant  pas  aussi  prochain  que  certaines  personnes  ont  paru  le  craindre.
Enadmettant,  avec  M.  Hüll,  que  le  stock  houiller  soit  en  Angleterre  de
80  milliards  de  tonnes  jusqu’a  la  profondeur  de  1,200  metres,  on  voit  que
l’epuisement  des  bassins  anglais,  jusqu’ä  ce  niveau,  ne  serait  completquau
bout  de  Ziooans,  en  partant  de  la  production  annuelle  de  200  millions;  et
cette  duree  serait  un  minimum,  puisque  longtemps  encore  on  sera  audessous
  de  ces  200  millions,  et  que  les  progres  de  l’art  des  mines  permettront
  certainement  d’exploiter  un  jour  ä  plus  de  1,200  metres 3 .  On  peut

1  Aux  Etats-Unis,  oü,  gräce  ä  Tabondance
des  houilles  et  la  faible  profondeur  des  mines,
on  se  trouve  encore  dans  cette  periode  de
mauvaise  exploilation  ou  de  gaspillage,  on  a
pu  exptoiter,  en  1870,  3^,866,000  lonnes  a
l’aide  de  96,756  ouvriers,  soit  067  tonnes
par  homme  et  par  annee.

2  D’apres  l’enquete  houill^re,  ce  personnel
etait,  dans  les  mines  de  bouille  anglaises,  en
187a,  de  613,336  ouvriers  pour  1  a3  millions
de  tonnes.
3  La  possibilite  d’extraction  a  des  profondeurs
  de  1,200  ä  i,3oo  metres  est  d’autant
plus  cerlaine,  que,  des  maintenanl,  plusieurs
            
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