AGRICULTURE. 105
La machine a baüre, qu’un autre Ecossais, Meikle, a invenbie en 1779,
a suivi les meines phases, et le son monotone du fleau a cesse peu a peu
de se faire entendre dans les campagnes.
L’agriculture ne merite donc pas tous les reproches qu on lui adresse; le
progres agncole est, comme cclui de l’industrie, la consequence du besoin;
il se developpe exactement de la meme maniere et en vertu des memes
causes. Nous ne nions pas toutefois qu’avec la diffusion d’une bonne ins-
truction professionnelle, avec le concours des Sciences, il ne soit possible
de donner ä cette branche importante de 1 Industrie humaine une nouvello
impulsion et une marclie plus decisive dans la voie des ameborations. C est
la une opinion que nous aurons l’occasion de developper et de soutenir;
pour le moment nous n’avons voulu que la mentionner.
Ces considerations posees, nous allons aborder le sujet principal de ce
rapport, a savoir :
Quelles sont les ameborations que l’Exposition de Vienne nous a reve-
lees, etquels sont les enseignements a tirer de cette exhibition desproduits
et des machines des deux mondes?
II
DISPOSITIONS GENERALES DE L’EXPOSITION DE VIENNE.
Le rapport d’ensemble de M. lc Ministre de 1 agriculture et du com
merce 1 a fait connaitre les dispositions adoptees pour le rangement des
produits et des machines de l’industrie a 1 Exposition de Vienne. 11 a Si
gnale le groupement des divers pays d’apres leur posilion geographique
en lalitude et en longitude; il a indique les inconvenicnts de la Classifica
tion adoptee et de la dissemination des objets de meine nature.
L’exposition des produits et des machines de 1 agriculture a ete faite
d’apres le meme ordre d’idecs. Un certain nombre de pays ont confondu
dans les meines galeries les produits agricoles avec les malieres pre-
miercs et les marchandises inanufacturees provenant des autres Industries
humaines : c’etaient les pays de moindre importance ; les autres ont place
leurs produits et leurs machines agricoles dans deux pavillons isoles. Ces
constructions, qui ne manquaient pas d’une certaine eldgance, occupaient
avec leurs galeries annexes et leurs cours interieures 3«,000 metres carres,
et formaient deux groupes distincts, situes aux extrenntes du 1 alais, en
andere de la fagade Nord de celui-ci, a environ 200 metres de distance.
Ces pavillons portaient rcspectivement, d’apres leur Situation, les noms
Voir le Journal ojficiel du mois d’octobre 1873 , pa,"e 6066.