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EXPOSITION UNIVERSELLE DE VIENNE.
Spring Wlieat) presenterait des qualites et des caractercs analogues; il est
recommande pour les terrains pierreux; c’est aussi un ble a grains petits,
tres-durs et tres-lourds. Le poids de i’hectolitre depasse 85 kilogrammes,
si l’on s’en rapporte aux renseignements inscrits sur les echantillons.
L’exposition des ma'is, comrne a l’Exposition de 1867, presentait, a
Vienne, une tres-grande diversite de varidtes. C’est la plante par excellence
de la culture americaine. C’est aussi le grain qui de beaucoup rend le plus
aux Etats-Unis dans les conditions actuelles de la culture. Ainsi, tandis que
le froment produit a grand’peine is ä i3 hectolitres par hectare, il n’est
pas rare que le ma'is en donne 35 et meine ho. La moyenne generale du
rendement est de 2 5 hectolitres ä l’hectare; aussi les variet^s de ma'is cul-
tivees dans les Etats de l’Union pullulent-elles : on voyait sur les tablettes
de l’exposition americaine des ^pis de toutes grandeurs et de toutes couleurs,
portant des grains de toutes formes et de toutes grosseurs, depuis le ma’is
perl^ jusqu’au gros ma’is de l’lllinois et du Nicaragua. L’Europe meridio-
nale n’a toutefois rien a envier sous ce rapport aux Etats-Unis.
Les nombreux echantillons de tabac exposes a Vienne temoignent de
l’importance qu’attachent les Americains a cette culture. On peut dire que
cette plante, en fournissant du Capital aux premiers colons (itablis sur les
pentes des Alleghanys, a ete pour les Etats-Unis le premier et Tun des
plus puissants moyens de leur developpement. La Virginie, l’Ohio, le
Missouri, la Louisiane, le Kentucky, en ont exhibe de tres-belles feuilles
qui provenaient de la recolte de 1871 et de 1872. Quand on songe aux
immenses ressources qu’ont trouv^es les Etats-Unis, a leur origine, dans
les profits de cette culture, on en vient ä regrelter de voir notre colonie
algOienne, essentiellement apte a cette culture, si pauvre cependant de
ce produit. L’Algerie, on ne saurait trop le repeter, profiterait plus de
l’extension donn^e a cette production que de tout autre encouragement.
Par eile, les colons arriveraient a gagner ce qui leur manque le plus,
l’argent, et il n’est rien qui active autant l’essor d’une colonie que la pros-
perit^ de ses premiers habitants; celle-ci est un aimant imisistible. A un
moment, la culture du tabac s’etait pourtant dtiveloppee en Algerie, eile
y 4tait en vogue; les colons amassaientdu Capital; ons’en apercevait deja,
le travail interieur etait plus actif: malheureusement, des difficultes, des
exigences parfois justifieespar la mauvaise qualite des produits presentes,
ont amen^ le decouragement des planteurs algeriens, ont reduit presque ä
rien l’^tendue consacree a cette culture, et ralenti, au detriment de la colo-
nisation, le progres commence. L’exemple des Etats-Unis ne devrait cepen
dant pas Ore oublie ni perdu; le resultat merite quelques menagements,
quelques sacrifices, au debut surtout. N’oublions jamais que l’argent gagne