AGRICULTURE.
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VOIES DE COMMÜMCATION.
L’imperfection ct rinsuffisance des voies de communication , et surtout
des voies de transport ä grande distance et abon marche, ont puissamment
contribue a maintenir l’agriculture dans un etat d’inferiorite relative.
On doit rendre hommage a l’excellente loi de 18B6, ainsi qu’a la loi
du 11 juillet 1868 , qui nous ont dotes d’un reseau de cbemins vicinaux
rcliant toutes les communes avec le chef-lieu du departemcnt.
II ne faut pas oublier les lois sur les chemins de fer, qui ont mis les
villes les plus eloignees en rapport direct avec la capitale , ainsi que celles
qui ont pour but le rachat d’une grande partie de nos canaux.
Mais, disons-le tout de suite, pour aider aux grands progres de notre
agriculture, la loi de i 836 aurait du etre faite au commencement du
siede. *
Celle du i a juillet i865, relative a la creation des chemins de fer
d’interet local, est peu satisfaisante, car eile amenera environ quatre milliards
de depenses, et consequemment de lourdes charges pour les departements,
sans procurer de grands avantages d’interet general.
Enfin celle de 1 868 est arrivee trop tard.
Cette derniere loi avait prescrit l’achevement de tous les chemins vicinaux
dans l’espace de dix ans, en fixant des annuites de dix millions.
On etait dejä en retard pour le versement de ces annuites, lorsque Ic
Gouvernement, desireux de reduire le chiffre des depenses budg^taires
annuelles, a propose de ramener ä cinq millions l’annuite de dix millions
accordee aux communes.
La Chambre ayant adople le projet de loi du Gouvernement dans la
seance du a5 juillet 1873, il s’ensuit qu’il faudra encore onze ans pour
terminer l’immense travail de nos chemins vicinaux, de nos routes de
grande communication d’interet local.
C’est en presence d’un tel fait, ne d’une necessite de eirconstance,
qu’on se prend a regretter qu’une portion seulement des depenses inutiles
et improductives faites de i83o ;i 1870 n’ait 4te consacree ä nos routes, ä
nos chemins vicinaux, a nos canaux. Si l’on eiit procede de la sorte, notre
agriculture serait non-seulement en etat de rendre aujourd’hui, mais eile
aurait rendu depuis longtemps 26 p. 0/0 de plus de son rendement
actuel, en vertu de ce principe inconlesle :
Que le bon marche et la facilite des voies de transport est wie des conditions
essentielles pour la prosperite de l’agriculture et de VIndustrie.
Mais, par malheur, quelque generalement admis qu’il soit, ce prinepe