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Full text : France - Commission supérieure: Rapports - Exposition Universelle de Vienne en 1873, Tome I

AGRICULTURE.
Pour  semer  un  hectare  de  ble  a  la  main,  il  faut  employer  220  litres  de
froment;  si,  au  contraire,  on  se  sert  du  semoir  en  ligne,  la  döpense  n’est
plus  que  de  i3o  litres  ä  l’hectarc,  soll  une  economie  de  90  litres  ä  l’hectare.
  Or,  pour  une  nation  qui  cultive  7  millions  d’hectares  de  froment,
c’est  une  question  d’abondance  ou  de  disette.
De  plus,  les  Americains  prötendent  que  toutes  ies  graines  semees  au
semoir  en  ligne  sont  presque  toujours  sauvees  des  accidents  causes  par  la
gelöe  et  surtout  par  la  grande  söcheresse.
C’est  pourquoi  nous  disons  que,  les  brevets  anglais  et  americains  ötant
aujourd’hui  tombös  pour  la  plupart  dans  le  domaine  public  ,  il  est  necessaire
  d’encourager  par  de  fortes  prirnes  la  production  des  machines  perfectionnees
  et  a  bon  marcbe.

DIMINUTION  DK  LA  POPULATION  DES  CAMPAGNES.
Nous  avons  indiquö  coinme  une  des  principales  causes  de  l’emigration
de  la  Campagne  vers  les  villes  l’elövalion  du  prix  de  la  main-d’ceuvre  dans
ces  dernieres.
C’est  pourquoi  l’augmentation  des  salaires  dans  les
paraitseule  capable  d’enrayer  ce  mouvemcnt.
Or  l’unique  moycn  pour  les  agriculteurs  d’arriver  saus  prejudice  pour
eux  a  augmenter  le  prix  du  travail  consiste  dans  l’emploi  des  machines  et
outils  perfectionnös,  a  l’aide  desquels  ils  augmenteront  le  rendement  de
leurs  cultures.
On  fait,  il  est  vrai,  une  objection  sörieuse:  le  morcellement  excessif  de
la  propriete  fonciere,  a-t-on  dit,  et  la  mise  en  location  du  sol  par  petites
portions,  sont  un  grand  obstacle  ä  1  emploi  des  machines,  des  outds  perfectionnes
  et  des  drainages.  Cette  objection  ne  manque  pas  de  force,  mais  la
difficulte  qui  la  fait  naitre  disparaitrait  bientöt,  si  l’on  constituait  des
depöts  d’outils  et  de  machines  agricoles  ou  le  petit  agriculteur  pourrait
venir  louer  les  instrumonts  dont  il  aurait  a  faire  usage,  coinme  il  fait,  par
exemple,  pour  la  machine  a  battre.
On  pourrait  encore  former  des  associations  ayant  pour  objet  de  faucber
  et  de  moissonner,  a  l’aide  de  faucheuses  et  de  moissonneuses,  a  tant
l’hectare.
Ces  associations  remplaceraient  avantageusement  ce  qui  se  fait  aujourd’hui ­
  ,  c’est-a-dire  le  fauchage  et  le  moissonnage  a  tant  de  l’are  ou  de  la
perche.

campagnes  nous
            
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