EXPOSITION UNIVERSELLE OE VIENNE.
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rants liquides dont Tun eutoure une serie de tuyaux metalliques a l’interieur
desquels s’^coule le second; le mout encore chaud fournit Tun de
ces courants, l’autre est fourni par de l’eau froide.
C’est au cours de ce refroidissement que commencent a apparaitre
les differences qui caract&isent, d’une part, la methode par fermentation
baute, et, d’une autre, la methode par fermentation basse. Lorsqu’on veut
suivre la premiere, il suffit de faire traverser le refroidissoir par de l’eau
de puits marquant 11 ou 12 degres; mais, lorsqu’on veut faire usage de
laseconde, il faut substituer ä ce liquide de l’eau qui ait pr^alablement
travers^ de grandes masses de glace, et dont la temperature se soit, de ce
fait, abaissee a 2 ou 3 degres.
Et c’est ainsi que, pour la premiere fois, intervient dans la fabrication
la glace que, dorenavant, il convient de consid^rer comme l’agent essentiel
de la production des bieres sup^.rieures.
Lorsqu’enfm le mout est refroidi ä temp<irature convenable, on l’entonne,
c’est-a-dire qu’on l’introduit dans les cuves oü sa fermentation
doit s’accomplir. Tantot, comme en Angleterre, alors qu’on opere par fermentation
haute, les cuves sont d’immenses capacites, veritables maisons
en bois dont la hauteur occupe trois ^tages; tantot, au contraire, comme
en Autriche, et lorsqu’on opere par fermentation basse, ce sont des vases
de petile dimension, en bois egalem ent, et qui rarement contiennent
plus de 3o 4 35 hectolitres.
La le mout, refroidi a la temperature qu’il convient, a 1 A degres dans
le premier cas, a 2 ou 3 degr^s dans le second, est mis en levain par
l’addition d’une quantite determinee de levure provenant d’une Operation
precedente.
Bientot la fermentation se declare, le liquide entre en effervescence, et
des bulles nombreuses d’acide carbonique viennent crever a la surface,
tandis que le mout se trouble par la formation d’une quantile nouvelle
de levure, et que peu a peu le sucre qu’il contient fait place a l’alcool.
Sous l’influence de cette fermentation, la temperature de lamasse s’eleve
spontanement. Dans le premier cas, le brasseur ne s’en occupe en aucune
fafon, mais dans le second il combat avec energie cet echauffement
Qu’il laisse, en effet,la temperature monter a 10 ou 12 degres seulement,
et la biere obtenue dans ces circonstances sera depourvue des qualites
que la fermentation a froid lui assure. Aussi aura-t-il soin de refroidir
constamment le mout en fermentation, soit au moyen de Serpentins qui
y seront noyes, et a travers lesquels il fera circuler continument un courant
d’eau glacee, soit au moyen de nacelles, de nageurs (c’est le torme
technique) remplis de glace, et qui, librcment suspendus au sein du li-