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Full text: France - Commission supérieure: Rapports - Exposition Universelle de Vienne en 1873, Tome II

LA IN ES. 
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deduire les eonsequences economiques les plus erronces. Ceux qui en sont 
cncore a formuler de pareillcs opinions n’ont pas conscience de la trans- 
formation qui s’est op&ree dans nos moyens de production. Certes, il faut 
nous feliciter d’avoir conserve ces qualites exceptionnelles qu’on veut bien 
nous reconnaitre. Mais il importe davantage de consacrer tous nos efforts 
a vaincre sur le terrain dubon marche et de la grande consomrnation. 
Le succ^s utile est tout entier dans le chiffre de nos exportations. Or ce 
sont aujourcl’hui nos articles unis et nos fantaisies bas prix qui forment 
les trois quarts de nos expeditions a l’etranger. Le tissage mecanique nous 
a perniis de fabriquer les articles communs avec une perfection qu’on ne 
rencontrait autrefois que dans les sortes fines et d’un prix dleve. 
Nous conclurons en disant que, a part quelques genres moyens, nos 
articles unis en laine peignfe et nos fantaisies en laine cardee, en defiant 
une fois de plus toute concurrence, ont ruine de fond en comble la these 
dont nousparlionsplus baut, et demontre, au contraire, que, dans l’intdret 
du pays, dans Linieret de nos ouvriers et de leurs salaires, c’est sur cette 
production, qui interesse l’universalite des consommateurs, qu’il convient 
de coneenlrer nos forces et notre intelligence industrielles. 
Quel qu ait ete le succes de nos fabricants, il ne leur appartient pas 
tout entier. Nous disions plus haut que les merinos de la Saxe nous avaient 
paru mal tcinls et mal appretes. Nos teinturiers, par leclat de leurs Cou 
leurs, la fermete et le brillant de leur appret, ont fait, au contraire, res- 
sortir la qualitd de nos tissus. La teinture et l’appret sont l’appoint de la 
fabrication. Ces dernieres manutentions ont une importance considerable, 
car de leur execution dependent toutes les operations qui les prec^dent. 
Une Stoffe, quelle qu’elle soit, perd toute sa valeur, lorsqu’elle a recu une 
mauvaise teinture ou un appret defectueux. Disons tout de suite que, 
sous ce rapport, nos teinturiers, depuis longtemps deja, nous donnent 
toute garantie. Les etrangers le savent bien, et ils n’emportent jamais nos 
tissus que lorsque, teints et appretes en France, ils sont preis a elre 
livres a la consomrnation. Clichy, Puteaux, Reims, Roubaix, dans l’appli- 
cation de leurs procedes de teinture et d’appret a des tissus de toute 
espece, ont jus tili e a Vienne la reputation qui les y avait precedes. 
Pour la premiere fois, croyons-nous, un appreteur-blanchisseur s’etait 
inscrit comme exposant, en appelant l’attention du Jury sur les produits de 
plusieurs fabricants de Reims, appretes dans ses ateliers. Nous nous sommes 
jusqu’ici abstenu de prononcer un nom propre. On nous pardonnera de 
citer le nom de M. Margotin, et de rappeier que ses apprets, d’aspecfs si 
varies et quelquefois si etranges, ont regu les eloges du Jury tout entier, 
quand on saura ejue cet honorable industriel est mort, il y a quelques 
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