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EXPOSITION UNIVERSELLE DE VIENNE.
qui sont au premier rang de l’autre cöte des Alpes, oii observera, nous
soinines en cela d’accord avec des hommes competents, quc ces dernieres
ont la superiorite pour rorganisalion et roulillage.
Au surplus, les Etats de douane, avec quelque reserve qu’on les lise,
contiennent un enseigneinent. Nous exportions, de 1865 a i 868, en
moyenne, i56,ooo kilogrammes de soies ouvrees par an; nolre exportation
sest abaissee, de 186g a 1872, a 83,600 kilogrammes : diminution
de pres de la moitie. Nos fabricants achetaient a ritalie, de 1 865 a 1868,
788,200 kilogramnies par an; ils en ont refu, de 1869 a 1872,
i,o4i,5oo kilogrammes : augmentation de 32 p. 0/0. Cette double progression
en sens contraire continue depuis 1872.
Est-ce a dire quc l’industrie de la soie en France ait perdu, soil a la
magnanerie, soit a la fdature, soit au moulin, la solidite et les merites
que personne n’a contestes pendant si longtemps? Telle n’esl pas notre
pensee, teile n’est pas non plus l’opinion qui a prevalu dans le sein du
Jury. Un homme qui y a exprime son sentiment avec beaucoup d’independance
et dont la competence n’est pas douteuse, M. Alexandre Heimendahl,
a ecnt dans son Rapport: sLa France tient encore la premiere
]ilace; son immense importance primitive a cependant baisse en parlie.»
Oui, la France tient encore la premiere place, et il est aisE de le demontrer,
mais ce n’est pas a l’Exposition qu’elle en a donnE la preuve, et,
meme saus l’initiative, saus Taction vigoureuse et perseverante de la
Chambre de commerce et du Syndicat des marchands de soie de Lyon,
l’oubli et le silence se seraient faits a Vienne sur cette branchesi precieuse
du travail. Travail precieux, en effet, pour nos campagnes, que celui
qui occupe 180,000 familles d’eleveurs et leur donne cn cocons [iour
60 millions de francs; non moins precieux au point de vue de l’industrie,
le travail qui s’exerce dans plus de 5oo filatures munies de 20,000 bassines
et dans 800 Etablissements de moulinage dans lesquels tournent
34o,ooo tavelles.
Nous avons dit, avec un de nos collegues, que la France garde encorc
la premiere place pour les soies. Les soies des Cevennes, tant en grege
qu’eii organsin, si nerveuses et si regulieres, sont assurees de la superiorite.
Les fileurs cevennols passent avant les premiers fileurs italiens; le
jugement des consommateurs de ces matieresest unanime. L’ltalie a montre
dans l’ouvraison des soies d’Europe une rare babilelE, et neanmoins
il y a leis de nos industriels qui marebent de pair avec ceux de nos voisins
dont la marque est privilegiEe. C’est donc ne laire que rigoureuse juslicc
en playant tels et tels de nos lileurs et de nos mouliniers, pour la facon
des soies d Europe, (anlöt au-dessus et lantot au meine degre quc leurs