MAK

Full text: France - Commission supérieure: Rapports - Exposition Universelle de Vienne en 1873, Tome II

ARTS CHIMIQUES. 5 
En France, c’est le Systeme Perret qui est le plus cmploye. Dans de 
bonncs condjlions d un travail courant, 1 es residus de la combustion ne 
contiennent pas plus de 4 ä 5 p. 0/0 de soufre. Si Ton pouvait arriver a 
une desulfuration plus complete, jusqu’ä ne laisser, par exemple, que 
quelques inilliernes de soufre, on accroitrait le chiffre du rendement, en 
meme temps qu’on aurait, comme residu, un assez bon minerai de fer, 
dont la valeur viendrait en deduction des frais de fabrication de l’acide 
sulfurique. Un tel resultal a eie obtenu par MM. Perret et Olivier en 1870 1 , 
et, pour faire juger de son importance, la grande Compagnie de Saint- 
Gobain, Chauny et Cirey, fondue aujourd’bui avec la societe de MM. Perret 
freres, avait expose des echantillons de fer lamines et lordus,provenant de 
residus de pyrites, dont la teneur en soufre aurait ete reduite k moins 
dun demi-centieme. On ne saurait mettre en doute que, par plusieurs 
grillages et refroidissements successifs, suffisamment prolonges, on ne 
puisse chasser k peu pres tout le soufre de Ja pyrite; mais la difliculte, 
c est doperer cette purificalion dune maniere economique, sans depense 
de main-d’oeuvre depassant la valeur du produit final obtenu. A ce point 
de vue, on ne peutencore considerer les resultats annonces de desnlfura- 
lion des residus de pyrite, que comme des essais interessants dignes d’etre 
poursuivis. 
Lcs fours de Gerstenbölfer, construits d’abord en Allemagne, en i864, 
puis en Angleterre et meme en France, paraissent tres-avantageux pour 
le grillage des pyrites et autres minerais sulliires relativement pauvres en 
soulre. Dans le cas des pyrites riches, les inconvenients inherents ä leur 
emploi sont assez serieux pour que ccs fours ne se soient guere repandus 
dans les fabriques dacide sulfurique proprement ditcs. Au contraire, dans 
plusieurs usines metallurgiques, oü l’on grille des minerais sulfures de 
ciiivre, de zinc, de plomb, on a adopte ces fours, afin d’utiliser le gaz 
sulfureux a produire de lacide sulfurique, plus particulierement employiS 
pour rendre solubles les phosphates mineraux. 
Le four de MM. Hasenclever et Helbig est de construction poslerieure k 
1 Exposition de 1867. 11 a d’abord ete experimcnte a Slolberg, pres d’Aix- 
la-Ghapelle, pour le grillage de la blende, par la fabrique de produits 
chimiques la Rhenania, et, depuis cette epoque, 46 fours semblables ont 
ete construits dans diverses usines de l’Europe. Un petit modele en bois 
figurait a l’Exposilion. 
Ce four, comme celui de M. Perret, se compose essentiellement d’un 
massif inferieur, 011 four proprement dit a cuve, avec grillcs, pour bruler 
Brevet du a5 inai 1870 (MM. Perret freres et Olivier).
	        
Waiting...

Note to user

Dear user,

In response to current developments in the web technology used by the Goobi viewer, the software no longer supports your browser.

Please use one of the following browsers to display this page correctly.

Thank you.