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Full text: France - Commission supérieure: Rapports - Exposition Universelle de Vienne en 1873, Tome II

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EX POSITION UNIVERSELLE DE VIENNE. 
volontiere en nostre peuple, a-t-il dit, de n’avoir aulfre patron et regle 
de perfection que ses propres moeurs et usaaces. ” 
lei est bien le cas pour la mode. Ouand erles lormes mespnsees re- 
viennent en credit», cest le plus souvent l’indice d un retour a des idees 
qui ont eu deja leur jour, retour d’autant plus passager que la condition 
de la societe est plus differente. 
Letoffe umeest la plus propre aux facons diverses de la mode presente, 
et 1 ornemenl qui y est ajoute, emprunte a la broderie ou a la passemente- 
rie, ou bien forme par les dentelles ou la guipure, peut etre varie a l’in- 
lim, suivant la fantaisie, la condition et la bourse de chacun. La faveur 
acquise aux soieries unies parait donc fondee moins sur ce qu’on est con- 
venu d appeler un caprice leger de la mode que sur une action extrinseque; 
et, revenant a notre premiere remarque, nous dirons que c’est precise- 
ment cette consommation enorme detoffes simples et unies qui marqiie 
le caractere acluel, relativement nouveau, de I’mdustrie des soieries. 
On comprend que, dans de telles circonstances, cette industrie ait paru. 
a l’Exposition de Vienne, par rapport ä l’Exposition de Paris en 1867, ne 
pas präsenter de ces perfections plus baules qui s’imposent a l’attention 
publique. La comparaison avec les temps precedents avait laisse au public, 
ä l’Exposition de 1867, une impression semblable, mais moins vive. 
Plus d un observateur a empörte de Vienne la pensee que, malgre la 
splendeur incomparable de l’exposition lyonnaise, II y avait comme une 
sorte de langueur, sinon d affaiblissement. Et comme, dans ses jugements 
si souvent irreflechis, le public ne garde guere la mesure, il a cru voir en 
plus d’un point le deph-issement et la decadence. Telle n’est pas notre 
opinion, et, si nous sommes plus ferme en ce Sentiment que quelques-uns 
de nos collegues, chacun d’eux n en a pas moins juge avec une vue tres- 
nette l’etat general des cboses, et chacun d’eux a atteste les progres ar- 
complis. 
L’Exposition etait sincere : eile montrait les fabriques avec leur carac- 
teie piopre, leurs iorces, leurs fraits distinctifs, leurs ceuvresjournalieres, 
eile n’exagerait pas ce qui en aurail pu rehausser l’eclat. Les «Stoffes qui 
ont obtenu Tadmiration unanime avaient leur place naturelle dans le com 
merce, mais la fabrique de soieries brochees, a laquelle Part ajoute une 
perfection nouvelle, restreinte comme eile Test par la mode et les liabi- 
tudes du temps present, na pas eie et ne pouvait pas 4tre representee 
par autant de merveilles quelle l’eüt ete autrefois. 
La verite est qu une revolution s’est accomplie dans la manufacture des 
etoffes de soie, que celles-ci onl, nous venons de Tindiquer, une surface 
de consommation plus grande et qui selargjt toujours, et. si eiles ont con-
	        
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