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Full text : France - Commission supérieure: Rapports - Exposition Universelle de Vienne en 1873, Tome II

SÜIES  ET  SO  IE  Hl  ES.

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serve  la  faveur  de  leur  ancienne  clienleie.  eiles  l'orment  le  vetement  de
personnes  de  condition  meine  fort  modeste,  eiles  s’appliquent  aussi  ii  des
vßtements  dont  la  mode  abrege  l’usage.  De  la  des  voies  nouvelles  pour
l’industrie,  et  ces  voies  se  sont  ouvertes  quand  les  obstades  etaient  les
plus  grands  :  les  belles  matieres  rares  et  cheres,  les  soies  de  l’Asie  avec
leurs  irregularites  et  leurs  defauts,  les  ouvriers  avec  les  incessantes  et
äpres  difficultes  qu’amenent  les  questions  de  travail  et  de  salaire.  Cependant,
  partout,  et  en  France  avec  plus  d’^nergie  qu’ailleurs,  parce  que  la
conversion  etait  plus  pressante,  les  progres  se  sont  multiplies  dans  l’ouvraison,
  le  clioix,  la  teinture  et  le  lissage  de  la  soie.  D’autres  progres  ont
ete  introduits  dans  la  distribution  du  travail,  dans  l’organisation  de  la
fabrication,  et  des  entreprises  ont  ete  faites  ;i  cet  effet  dans  diverses
directions.
II  y  a  eu  partout  en  Europe,  depuis  dix  ans,  (  Exposition  le  demonlre,
un  progres  general  tres-reel.  Mais,  selon  nous,  ces  progres  ont  laisse
les  grands  ]>ays  producteurs  de  l’Europe  ä  peu  pres  dans  la  meine  Situation ­
  relative  qu’ils  occupaient  ä  l’Exposition  de  1867.  L’examen  des  produits
  et  l’etude  des  etats  de  douane  conduisent  a  la  meine  conclusion.  La
France  a  conserve  la  superiorit^;  cela  ne  saurait  4tre  conteste  sans  une
evidente  injustice.
FRANCE.
L’epoque  et  le  lieu  du  premier  etablissement  de  la  fabrique  franjaise
de  soieries  sont  encore  bien  mcertains.  On  tissait  la  soie,  a  la  tin  du
sin'  siede,  ä  Avignon  et  a  Marseille,  qui  faisaient  alors  partie,  le  premier
des  Etats  de  l’Eglise,  le  second  du  royaume  de  Siede.
II  y  avait  dans  le  meme  temps,  ä  Paris,  des  mdiers  sur  lesquels  on  faisait
  le  velours;  mais  les  premiers  tissutiers  parisiens  paraissent  n’avoir  ete
que  des  «  ouvriers  de  petite  navette»,  c’est-ä-dire  i|u’ils  n’auraient  fait  que
des  tissus  etroits,  des  rubans.  II  est  difficile  de  dire  si  la  fabrication,  a
Paris,  des  etolfes  proprement  dites,  remonte  ä  la  fin  du  xin'  siede,  au
commencement  du  xv“  ou  aux  premieres  anndes  du  xvi°  siede.
Quelques  metiers  etaient  montes  a  Lyon  au  commencement  du  xv°  siede.
Un  Anthoine  dtait  maistre  des  tissus  en  1/117.  f reu te  ans  plus  lard,  un
autre  Anthoine,  Anthoine  de  Ghassaignes  le  Tissutier,  avait  un  petit  alelier,
  et  nous  le  suivons  dans  les  Chartreaux  de  iimpot  de  i45o  a  1/178

1  Antlioine  de  Chassaignes  prenait,  eu
1A65,  ia  qualite  de  mailre.  11  n’etait  pas  alors
le  seid  tissutier  :  il  y  avait,  en  1A65  ,  un  autre
mailre,  Pierre,  et  un  compagnon,  le  Gallois.

On  comptait  ä  Lyon,  en  1A67,  deux  maitres,
Anthoine  de  Chassaignes  et  Pierre,  et  deux
compagnons,  Guillaume  et  Petit  Jehan;  en
1A69,  deux  maitres  tissutiers,  Anthoine  de
            
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