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Full text: France - Commission supérieure: Rapports - Exposition Universelle de Vienne en 1873, Tome II

EXPOSITION UNIVERSELLE DE VIENNE. 
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avait accumule tant de richesses, rien absolument ne pouvait tffre compare 
;'i quelques-unes des etoffes lyonnaises de grand ameublement. 
Gelte exposition avait tant d’eclat; eile a toujours attire une foule si 
serree de visiteurs, et le jugement qui a ete porte surces soieries a eu 
troj) de retentissement pour que nous devions nous arreter sur leur fabri— 
eation. 
Les manufactures de soieries sont nombreuses au Japon; dies sont eta- 
blies dans une douzaine de provinces, mais les plus renommees sont dans 
les provinces de Yamachiro et de Djochiou. Elles ont le plus d’importance 
a Kioto 1 et ä kiriou 2 . 
On fabrique le plus ä Kioto les taffetas blancs si purs, les plus belles 
etoffes brochees d’or, les crepes ondul^s, les lourdes ceintures, les crepes 
unis en soie du ver du ebene; ä Kiriou, les etoffes legeres unies, les crepes 
unis ou rayes. Kioto est renomme pour la teinture en rouge, Nagahama 3 
pour les velours, Yeddo pour les impressions sur soie. 
On estiine le nombre des rndiers ;i 35,ooo ou /io,ooo, et la consom- 
mation des soies a 1,100,000 kilogrammes. 
M. Ernest de Bavier a evalue ä 112 millions de francs la production 
de Kioto et 4 ä une sonime egale celle de Kiriou: ces evaluations sont exa- 
gerdes. 
Le materieldu tissage est le meine qu’en Chine; il est imparfait, mais 
il n’est pas extraordinaire qu’il permette d’obtenir les tiloffes qui ont ete 
exposees. 
Avec les niemes metiers, ou des metiers peu differents, a Byzance, a 
a Palerme, ä Venise, ä Florence, a Lyon, la main de l’ouvrier a lissu des 
etoffes d’une contexture et d’un dessin non moins savants. 
Des tissus semblables au klie-seu de la Chine ne laissent pas de doule 
sur l’usage au Japon du petit metier a double ebaine, si ingenicux, que 
M. Isidore Hedde et nous nous avons observe dans le Kiang-sou et le 
Tcbe-kiang. 
Les rnatieres d’une nature si differente au Japon sont, en general, bien 
appropriees a l’etoffe; eiles sonl souvent peu regulieres. 
Pour les etoffes brochees d’or ou d’argent, on se sert, non de lames ou 
de traits metalliques, mais de soies enveloppees de papier dore ou ar- 
genteou de papierdecoupe en bandes ^troites. Le papier, fait de fibres du 
Broussonetia papyrifera, est tres-nerveux; ladorure ou l’argenture est forte et 
1 Province de Yamachiro. <le Kioto 18,000 ouvriers, fi,ooo metiers et 
2 Province de Djocliiou. une consommation de 3oo,ooo kilogrammes 
3 Province de Gochiou. de soie. 
4 M. E. de Bavier altiilnie ä ia fahriqne
	        
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