SOI ES ET SOIERIES.
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tionale, absorbe dejä pour ko miliions de tissus de soie anglais, alle—
mands et suisses.
11 y a donc un danger reel, et l’heure n’est pas passee ou il ne soit plus
possible de le conjurer. La fabrique lyonnaise ne saurait oublier le sort des
fabriquesbyzantines et italiennes, si proches h^ritieres des traditions antiques;
l’histoire lui a appris avec quelles armes eiles ont 4te successivement
vaincues. Ces armes n’ont jamais et^ mieux tremp^es qu’elles ne le sont
aujourd’hui chez nous; la fabrique lyonnaise sait les manier et s’en servira
encore avec resolution. II n’y a pas d’obstacles qui arretent son commerce;
son credit a les plus solides fondemenls; aus ecoles et aux mus^es faits
par eile et pour eile l’esprit acquiert une plus forte culture; laplus grande
babilete dans la production est associee ä la plus ingdnieuse recherche de
Famelioration morale et intellectuelle des ouvriers, et les exemples des
C.-J. Bonnet, des J.-B. Martin, des Montessuy et Chomer, des Gillet,
montrent une pers^viirance et une fermete qui etonnent nos rivaux. Le
fabricant, sur qui portent le plus le poids du travail et la responsabilite
de 1’oeuvre, s’est r^signe a ne trouver souvent dans le prix de vente que la
plus stricte remuneration du Capital et de la peine. L’^toffe la plus courante
peut etre exdcul^e avec le meme succes que la plus riebe; la division du
travail rend le travail moins incertain, etla fabrication s’est constiluee, par
suite, dans des conditions (r&s-diverses, chacune le mieux ordonnde pour
son objet. Le petit atelier du maitre ouvrier a la ville et l’usine puissante
ä la Campagne ont Fun et Faulre leur raison d’etre et leur role, Fun et
Fautre aussi les meliers les meilleurs, et ce ne sont pas les compatriotes
des Dangon, des Falcon, des Jacquard, des Breton et des Meynier, qui se
laisseronl devancer dans le perfectionnement des m^tiers.
Ce que nous venons de dire de la fabrique de soieries de Lyon serait
egalement vrai, en <itant appuyt; de remarques differentes, de la filature
et de Fouvraison de la soie dans le Midi et de la fabrique de rubans a
Saint-Etienne.
Si haut que soit le merite des chefs d’industrie, des palrons, suivant
Fexpression ancienne et vraie, il ne saurait faire oublier celui des ouvriers,
et celui-ci nous l’avons signale plus d’une fois, dans le cours de
cet aperju.
Vingt-cinq fileurs, mouliniers, fabricants et teinturiers ont recommande
au Jury leurs meilleurs cooperateurs, et Fexpose des titres de cescooperateurs
fait le mieux comprendre que la fabrication soit excellente a tous les
degres. Nous avons cu les noms de plus de cent directeurs, contre-maitres,
dessinateurs, chefs d’atelier, ouvriers et ouvrieres : les uns avant de
longs et d’utiles Services, plusieurs n’avant jamais quitte Fatelier depuis
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II.