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EXPOSITION UNIVERSELLE DE VIENNE.
Comme en 1867, l’Angleterre s’est abstenuc. Vienne, Gratz, Berlin,
Munich, Breslau , Hambourg, Charlottenbourg, Pestb, le Dänemark et le
Bi’^sil ont pris part a la kitte. Le Bresil a &A fort admire pour son expo-
sition tres-variee en fleurs et objets divers en plumes naturelles. Mais les
Allemands n’ont pu encore atteindre a l’elegance et au fini de la fabrica-
tion francaise. II est, du reste, de notoriete publique qu’ils se servent
de nos modeles presque exclusivement, ayant soin de se les procurer a
Paris au commencement de chaque saison.
Cependant nos fabricants ne doivent pas dedaigner leurs adversaires.
C’est un Symptome grave de les voir dejä lütter ouvertement contre nons
avec les armes que nous leur fournissons nous-memes. Aujourd’hui ils
copient nos modeles; demain, avec la patience qui les caracterise, ils pro-
duiront par eux-memes. Les fabricants frangais ne doivent donc pas s’en-
dormir ä l’ombre de leurs lauriers; qu’ils ne chercbent pas seulement a
produire beaucoup et a bon marehe, mais qu’ils maintiennent religieu-
sement parmi leurs cooperateurs le culte dubeau, afin que cette belle In
dustrie soit toujours la reine de l’elegance et du bon gout.
BOUTONS.
De toutes les industries, celle du bouton est assurement une des plus
enviees par les nations, qui cherchent constamment a nous ravir les mo
deles que les fabricants francais produisent ä cbaque saison. Elle se divise
en deux parties, que nous appellerons : i° boutons de passernenterie;
9°boulons de toutes especes. Les boutons de passemenlerie se composent
de boutons ä l’aiguille et au crochet; dans ce genre de fabrication, on ap-
pliquetout ce que rdclament le gout et la mode, le jais, l’acier, les perles
de toutes nuances, l’or, l'argent, l’oxyde, la nacre, selon les exigences du
jour. 11 se cr^e a Paris une teile quantik de modeles, que les etrangers
du monde entier y trouvent tout ce que comporte la vente pour cbaque
contree. 11 en est de meme pour les boutons de toutes especes, tels que
boutons de metal en tout genre pour hommes et pour dames, boulons
de corne, d’os, d’ivoire, de nacre, d’acier.
La variete est si grande, que l’imagination s’y perd. Notre chiffre d’ex-
portalion dans cette industrie s’augmente tous les ans, et I on peut dire
aujourd’hui qu’il n’y a pas un coin sur le globe oü Ton ne trouve des bou
tons venant de France; notre industrie peut ä jusle titre se glorilier de
voir ses efforts toujours perseverants couronnes d’un tel succes. Quand on
se reporte au regne de Louis XVI, oii pour la premiere fois on subven-
tionnait une fabrication importee d’Angleterre, et qu’on voit jusqu’en