CHAUSSURES.
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les places de i’Allemagne; mais il s’en vend aussi pour la Turquie, les
provinces danubiennes et quelques colonies; la France meme en achele un
peu pour sa consommation.
L’Autriche, Vienne principalement, a donne ä la fabrication de la
cbaussure un grand developpement depuis une quinzaine d’annees. Ses
produits trouvent un grand debouche dans les villcs du Levant, et sont
export^s jusque dans l’Amerique du Sud; une rnaison de Vienne fait meme
quelques ventes de chaussures pour hommes sur la place de Paris.
A Vienne, la main-d’oeuvre abeaucoup augmente; eile est actuellement
presque aussi elevee qu’a Paris: cependant, afin de pouvoir lütter par leurs
bas prix, quelques fabricants ont etabli des ateliers cn Hongrie, en Po-
logne et en Boheme; c’est principalement dans ce dernier pays, oü les sa-
laires sont tres-peu Mevds, qu’ils trouvent avantage dans la production.
Les matieres premiercs etant au meme prix, et quelques-unes meme
venant de notre pays, les bons fabricants francais n’ont pas a redouter la
concurrence autrichienne; si les produits de cepays sont meilleur marche,
c’est qu’aussi ils sont moins bons et faits avec moins de gout. Ge qui le
prouve surabondamment, c’est que quelques-uns des fabricants viennois
marquent leurs chaussures avec des poincons copiant completement nos
marques de fabrique les plus estimees L Ces procedes leur r^ussissent
pendant quelque temps, mais les marchandshonnetesfinissentpardejouer
ces calculs deloyaux, et nos produits sont redemandes dans ce mornent a
l’etranger, tandis que la fabrication autrichienne est presque sans occupa-
tion. II est vrai de dire qu’en France, si les fabricants qui ont des marques
estimees se sentent peu de la crise commerciale qui dure depuis dix-huit
mois, tous ceux qui font l’article tres-ordinaire n’ont it peu pres rien a
faire; cela leur fera peut-etre comprendre cpie leur interet particulier,
comme celui de la France, n’est pas de chercber ä faire concurrence par
des bas prix, qui pourront toujours etro atteints par des fabricants elran-
gers, mais de donner des produits de bonne qualite et faits avec gout. La
France a une juste reputation d’dldgance et de bon gout; il faut savoir la
lui conserver. Nous ne saurions donc trop insister engager les fabricants
francais a produire beau et bon.
DES DEBODCHjfe POUI! I.A FABBIQUE FBAXCAISE.
Nos principales [daces de vente sont dans loute l’Ameri(|ue du Sud,
dans l’Amerique centrale, les Antilles, le Mexique, Java, les des Maurice
' C’esl surlout pendant la gnerre He 1870-1871 qne celle concurrence indigne a eie faitc
sur une gründe echelle.