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Full text: France - Commission supérieure: Rapports - Exposition Universelle de Vienne en 1873, Tome II

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INDUSTRIE DU GUIR ET DU GAOUTCHOUG. 
rien envoye pour etre presente au Jury, qui aurait voulu toucher pour 
mieux apprecier encore. 
Je ferai les meines compliments et le meme reproche a MM. Duchesne- 
Hapel et fils (mEdaille de progrEs), dont l’exposition (5tait tres-belle, 
mais qui n’avaient non plus rien envoye pour etre presente a l’examen du 
Jury. Ces deux bons fabricants n’en ont pas moins obtenu la medaille de 
progres. 
M. J. All ain, de Paris, avait expose des chevres corroyees pour chaus- 
sures. Les dispositions de sa vitrine et l’absence de son representant n’onl 
pas permis au Jury de les examiner. Je l’ai beaucoup regrette, car, en 
France, cet article s’exporte en grande quantitE. 
Ces chevres, tannees gEnEralement a Marseille el corroyEes a Lyon, 
Paris, Marseille, s’exportent en grandes quantitEs en Espagne, en Italie, 
aux Etats-Unis et dans beaucoup d’autres pays. 
L’AmErique du Sud emploie de preference l’article connu sous le nom 
de chevres grain du Levant et chevres chagrinEes, qui, tres-lustrEes et 
sans nourriture, sont employEes pour les chaussures de femme. Ce pays 
consomme aussi une grande quantitE de chevres grain naturel, article 
specialement fabriquE pour ce pays, et connu en France sous le nom de 
chevres grain de New-York ou chevres Larue et Cambon, du nom du pre- 
mier fabricant. 
J’entre dans ces details, parce que j’aurai a examiner ces meines pro- 
duits en Allemagne et en Autriche surtout. 
MM. Peigne et Chouipe, de Paris (diplome de rnerite), avaient une 
tres-belle exposition de peaux speciales pour reliures, cjui ont et£ tres- 
appreciees par le Jury. 
Allemagne. L’Allemagne, ainsi que je l’ai ddjä reconnu, n’est pas rest4e 
stationnaire, et comme en France, depuis notre Exposition de 1867, la 
fabrication des cuirs teints s’y est encore amelioree. 
Cette industrie ^tait tres-honorablement repr^sent^e ä Vienne; les mai- 
sons les plus considerables, ainsi que celles d’une moins grande impor- 
tance, y avaient toutes expose de tres-riches et tres-belles collections de 
peaux maroquinees en tous genres. 
MM. Michel Mayer et Deninger, dont j’ai deja eu 4 faire l’eloge, avaient 
surtout, et en premiere ligne, une tres-belle exposition de maroquins et 
peaux maroquin^es de toutes sortes. Je crois que cette fabrication est la 
specialite la plus importante de leur grand Etablissement de Mayence, et 
je reconnais que c’est avec justice qu’en tres-bons termes le Rapport olli- 
ciel constate leur superiorite.
	        
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