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EXPOSITION UNIVERSELLE DE VIENNE.
L’Allemagnk avait. une nombreuse exposition de chevreaux et surlout
d’agneaux pour ganterie. Conime mes collegues, j’ai constate que dos pro-
gres avaient ete realisds duns la fabrication de ces deux arlicles.
Les chevreaux exposes par M. Geisthövel, de Hamm-sur-Lippe (Wesl-
plialie), etaient parfaitement megisses, dune grande souplesse, et la fleur
et les flancs bien conserves.
La teinture en general etait moins reussic, mais, en sornme, bons pro-
duits, dignes de toute attention.
J’en dirai autant de l’exposition de l’importante fabrique J. Roeck, de
Munich, dont les agneaux surtout etaient tres-bien fabriques, souples et
d’une grande elaslicite.
M. A. Unnnenhofer, de Villingen (Bade), avait expose des cuirs alunes
d’un tres-bon travail, parfaitement appropries a la fabrication de l’horlo-
gerie de la Foret-Noire, dils cuirs pour soufflets de coucous et boites a
musique.
Italii:. Un seid exposant : MM. Morpurgo et C 1 ', d’Udine. Leurs che
vreaux laissaient a desirer, mais les agneaux pour ganterie etaient bien
megisses.
Autriche. En Autriche, la fabrication des peaux d’agneaux megissees et
chamoisees est d’une grande importance; olle s’est amelioree et par suite
beaucoup augmentee depuis 1867. Autrefois l’Autricbe ne fabriquait ces
articles que pour sa consommation Interieure; eile en exporte maintenant
de grandes quantitös.
Je ne puis signaler les nombreuses expositions que nous avons exaini-
nees, mais je dois dire que tous fabriquent cet arlicle avec une grande
superiorite.
Le chevreau, en Autricbe, est d’une fabrication bcau.coup moins impor
tante et moins reussie qu’en France. C’est avec justice que le Rapport offi-
ciel dit i]ue cet article, en Autriche, ne peut se comparer au chevreau
francais, si perfectionnö dans tout son travail.
Rcssie. M. Sorokine Tikhon, de Moscou, avait expose des peaux de
poulain pour gantorie parfaitement megissees, d’une grande souplosse et
d’une finesse de lleur remarquable. Les couleurs memos etaient bien
röussies.
Tous nous avons admire cet arlicle peu connu dans los autres pays, et
lo seid que nous ayons eu ä examiner a Vienne.
Notre colleguo, M. Ernest Mercier, tres-connaisseur dans cette fabrica-