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Full text: France - Commission supérieure: Rapports - Exposition Universelle de Vienne en 1873, Tome II

EXPOSITION UNIVERSELLE DE VIENNE. 
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cuivre. de fer, de bois et de pierres, qui honorent l’industrieuse Ger- 
manie. » 
II ressort clairement de ce document qu’au xi" siede la Germanie etait 
la nation industrieuse par excellence; que la France allait a son ecole; 
(|u’ellc apprenait d’elle l’art de tailler le bois, de l’ouvrer, et qu’aujour- 
d’hui, c’est-a-dire a une distance de sept siecles, c’est I’Allemagne, ce 
sont tous les peuples de l’Orient et de I’Occident qui vont ä l’ecole de la 
France. 
Les lignes suivantes, empr untres an compte rendu de M. Tasson, Fin— 
telligent rapporteur du huitierne groupe pour la Belgique, ne sont, pour 
ainsi dire, que i’echo de l’opinion du Jury tout entier, et demontrent de la 
rnaniere la plus absolue en quelle estime sont tenus par les peuples concur- 
rents de la France les travaux de nos ebenistes et de nos sculpteurs : 
« Sans rivale partout ou l’industrie touche au domaine de l’art, la France 
est loujours en tete de la fabrication des ameublements. Si dans d’autres 
pays on arrive a produire des meubles oii se manifeste l’harmonie des 
lignes et des details, il est ä peu pres certain que les Frangais s’en sont 
meles. C’est ce qui arrive surtout pour les meubles exposes par les pre- 
mieres maisons de Londres. 
« On ne doit cependant pas leur en faire un grief, car c’est de cetle 
rnaniere que l’on arrive insensiblement a inculquer aux artistes et aux ou- 
vriers d’un pays le bon gout, celte qualitd si eminemment francaise. » 
Chaque nation, du reste, subit, a son insu meine, 1’influence de son 
passe et de ses traditions. C’est donc, saus aucun doute, aux enseigne- 
ments que nous ont l^gues les artistes si complets du moyen äge, ä la 
perfeclion de leurs ceuvres vers la fin du xv c siede et au commencement 
du xvi°, que la France doit sa superiorite dans toutes les ceuvres desi- 
gnees aujourd’hui sous leterme gdnerique d’art apphque d l’industrie. 
Deja ä ces epoques si glorieuses pour la France, la ldputation des tour- 
neurs parisiens dait teile, que c’dait rehausser la valeur d’un meuble que 
d’attester qu’il etait Yceuvre de la fabrique de Paris. 
Mais alors, aussi, tous les arts confondus dans un harmonieux en- 
semble se pretaient un mutuel appui, si bien que l’architecte appele ä 
diriger leurs efforts imposait les regles auxquelles se soumettait sans con- 
lesle tout ce qui tenait un outil, uu pinceau, un burin ou un ebauchoir, 
et creait par cela meme le style, marque inddebile qui peut se passer de 
signature et de date apparente pour en attester l’origine et la provenance. 
Ces reflexions nous ont ete suggerees par l’opinion du Jury, qui n’hesita 
pas a attribuer la superiorite des meubles francais a leur soumission aux 
regles de l’architecture, aux relations proportionnelles des di Heren tes par-
	        
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