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Full text: France - Commission supérieure: Rapports - Exposition Universelle de Vienne en 1873, Tome II

BOIS OUVRES. 
autant de circonstances favorables et de causes infaillibles de prosperite, 
pour peu que l’industrie nationale soit en mesure d’en tirer parti? Mais, 
nous l’avons dejä dit, cette comparaison internationale n’etait pas le but 
que s’^taient propose les organisateurs de l’Exposition de Vienne; et les 
documents statistiques d’un caractere olFiciel complets et methodiques, qui 
auraient fourni les Elements indispensables de cette etude, manquaient 
aussi bien dans le groupe VIII que dans plusieurs aulres parties de l’Ex- 
position. 
Nous sortirionsde notre role de rapporteur en cntreprenant de combler 
cette lacune par des recherches qui n’auraient rien de connnun avec l’Ex 
position de Vienne. 
A defaut de ces vues d’ensemble sur les progres de l’industrie dans les 
diverses parties du inonde civilise, nous pouvons du moins tirer des faits 
que nous venons de passer en revue une conclusion plus restreinte, mais 
non moins interessante. Nous pouvons dire quelle figure faisait l’industrie 
frangaise dans le grand concours de Vienne ä cote des produits incompa- 
rablement plus nombreux des pays rivaux. 
L’impression qui ressortait clairement de cette comparaison, meine 
pour les yeux les plus prevenus, c’est que non-seulement la France n’a 
rien perdu de la superiorile de ses arts et de son industrie, mais encore 
quelle est en voie de progres; que ses revers ne Tont point abbattue; que, 
toujours genereuse et hospitaliüre, ses enseignements sont atous; que ses 
ateliers, ses manufactures acceptent avec empressement le concours des 
ouvriers Prangers, pour lesquels ils ne gardent aucun secret. Bien plus, 
la France ne s’est jamais refus^e ä entrer en concurrence avec les nations 
rivales, cliez lesquelles ses artistes les mieux doues, ses ouvriers les plus 
habiles avaient porte l’autorite de leur talent, de leur gout et de leur ex- 
perience; et l’on peut s’etonner a bon droit qu’elle n’ait pas ete egalee, 
sinon surpassde, par ceux-la intimes auxquels eile pretait son concours le 
plus desint^resstb 
Lors de la derniere Exposition, un juge particulierement comp^tent et 
aulorise ecrivait dans son rapport ces paroles graves : kII nous survient 
des emules, et la preerninenee de la France dans le domaine du gout 
pourrait etre ebranlee prochainement, si nous n’y prenions garde. Les 
juges les plus comp^tents remarquent, dans les applications de l’art a l’in- 
dustrie cliez nous, quelques symptbmes de decadence.» A notre avis, 
apres l’Exposition de Vienne, on peut dire, en toute certitude, que ces 
appreliensions de M. Michel Chevalier ne se sont point realisees. 
En depit des temps, des lieux et des circonstances, en depit des epreuves
	        
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