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Full text: France - Commission supérieure: Rapports - Exposition Universelle de Vienne en 1873, Tome II

VINS ET SEI Hl TUE U X. 
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liques quß cliaque pays approprie au besoin de son climat, au gout et aux 
habitudes de ses habitants, et aussi aux chances d’ecoulement de ses debou- 
ches commerciaux; nous citerions la Holiande, dont les liqueurs a base 
d’orange out joui d’uue grande reputation, reputation aujourd’hui egalee 
par les fabriques d’autres contr^es, qui ontetejugees superieures ä cette 
derniere; la Belgique, qui a vu, en 1872 et 1873, son exportation d’alcool 
prendre un essor considerable, grace ä son drawback, qui lui a permis de 
realiser des b^nefices enormes, en introduisant en France des excedants 
provenant desbonis legaux de sa fabrication: IaSuede et la Nonvege, qui, 
avec des matieres premieres empruntdes a toute provenance, ont ete assez 
industrieusespour fabriquer des liqueurs, et specialement despuncbs, que 
nous n’avons rencontr^s nulle part aussi bien reussis et aussi propres ä 
une longue Conservation. 
Le Japon a expose un vin provenant de la fermentation du riz, qui a des 
qualites extraordinaires, comrne bonne fabrication et recherche de gout; 
sa liqueur a un gout fin et moelleux sans apparence d’alcool, ressemblant 
a s’y meprendre a des infusions anodines, qui doivent difficilement troubler 
le cerveau; son vinaigre de riz est d’excellente qualite. L’Etat de Monaco 
lui-meme a expose une liqueur composee avec les simples aromatiques de 
ses montagnes, qui est d’excellente qualite et rend de vrais Services ä sa 
population comme tonique. 
En r&aime, l’Exposition de 187.3 a Vienne nous a montre, en general, 
la viticulture en progres, comme production et comme qualite. Nous nous 
sommes surtout attaches ä constater des progres sur ce que nous appelle- 
rons le vin moyen, c’est-ä-dire celui qui est destine a la boisson quoti- 
dienne de la generalite desfamilles, ce qui est la masse de la production, 
ne voulantpas nous occuperexclusivement des vins fius, qui, en definitive, 
ne peuvent representer qu’une portion infinitesimale de la production et 
de la consommation; en effet, le vin fin, produit par un sol d’une qualite 
speciale, ne peut depasser une certaine production qu’en perdant les 
qualites quile font classer, et par cons^quent en entrant dans la categorie 
des vins ordinaires; les classes qui le consomment, ayant un grand prix ii 
payer, ont le droit de se montrer difficiles et de n’admettre ä leur table 
qu’un produit que sa qualite et sa reussite font sortir de l’ordinaire. Si, 
au contraire, on parvient a faire apparaitre sur la table de l’artisan, de 
femploye, des petites bourses en un mot, un produit d’un gout irrepro- 
chable, possedant des qualites nutritives tolles que le consommateur y 
trouvepour sa sante assez de ton pour diminuer le volume de sa nourriture 
ordinaire, ä un prix arcessible ä loutes ces petites bourses, on aura resolu 
II. 
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