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Full text : France - Commission supérieure: Rapports - Exposition Universelle de Vienne en 1873, Tome III

INDUSTRIE  DU  PARIER.

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etaient  pourvues  d’une  nouvelle  matiere  premiere  abondantc  et  £conomique.

La  papeterie  anglaise  est  florissanle.  Parmi  les  diverses  causes  auxqueiles
  eile  doit  sa  prosperite,  il  en  est  une  qui  me  parait  dominante,
c’est  la  prodigieuse  elasticite  de  son  commerce  d’exportation.
Je  ne  m’arreterai  pas  ä  la  Belgique,  dont  la  spliere  d’action  est  restreinte
et  qui,  du  reste,  n’^tait  pas  repr^sent^e  a  Vienne.
En  ce  qui  concerne  l’Autriche,  j’ai  pu  constater  quelle  possede  une
puissance  papeti&re  bien  outillee,  produisant  beaucoup  et  bien,  et  avec
laquelle  nous  devons  compter  desormais,  surtout  au  pnint  de  vue  de  l’exportation,
  et  en  particulier  de  celle  du  Levant.
La  papeterie  allemande  est  egalement  bien  outillee;  eile  a  pris  un  tresgrand
  developpement,  et,  par  son  importance  meme,  eile  est  pouss^e  a
ehercher  des  debouch^s  a  l’etranger  en  marchant  sur  nos  brisees.  La  race
germanique,  essentiellement  ^migrante,  va  dans  tous  les  pays  du  monde
creer  des  comptoirs  qui  se  multiplient  chaque  annee,  et  ces  comptoirs  sont
naturellement  disposes  a  demander  a  leur  pays  d’origine  les  produits  dont
ils  ont  besoin  pour  alimenter  leur  vente.  On  est  donc  fondd  a  dirc  qu’il
y  a  lä  un  danger  tres-serieux  pour  l’industrie  franfaise  tout  entiere,  et
pour  la  papeterie  en  particulier,  car  notre  papeterie  et  celle  d’Allemagne
produisent  des  sortes  similaires.
L’Italie,  qui  nous  achetait  beaucoup,  voit  s’(5lever  des  papeteries  dans  la
plupart  de  ses  provinces,  et  eile  tend  de  plus  en  plus  a  satisfaire  ses  besoins
int^rieurs.
La  Russie  est  egalement  en  notable  progres.
Voyons  maintenant  quelle  est  la  position  de  la  papeterie  francaise.
La  consommation  int^rieure  est  considerable  en  France.  Elle  reste
presque  tout  entiere  a  l’industrie  nationale;  mais  —  par  suite  de  la  necessitd
  de  fabriquer  &  bon  marche  et  du  developpement  que  la  Science
moderne  a  donne  ä  la  production  —  eile  ne  suflit  plus  pour  absorber
tous  les  papiers  produits  dans  nos  usines.
11  importe  donc  que  la  papeterie  francaise  veille  avec  soin  a  son  cxportation,
  et  quelle  multiplie  ses  efforts  pour  ne  pas  se  laisser  deborder  j»ar
ses  rivales,  dont  la  production,  ainsi  que  je  l’ai  dit  tout  a  l’beure,  depasse
egalement  les  limites  des  demandes  de  leurs  propres  march^s.
Nos  papiers  sont  bons  et  appr^cies;  mais  nous  devons  ndanmoins,  tout
en  restant  dans  des  conditions  de  prix  mod^res,  nous  appliquer  non-seulement
  a  en  maintenir,  mais  encore  a  en  ameliorer  et  la  qualit^  et  la
beaute.  C’est  ä  ces  conditions  seulement  que  nous  verrons  se  maintenir  et
peut-etro  meme  s’ameliorcr  la  position  de  la  papeterie  francaise  sur  los
8.
            
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