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Full text : France - Commission supérieure: Rapports - Exposition Universelle de Vienne en 1873, Tome III

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EXPOSITION  UNIVERSELLE  DE  VIENNE.

et  utiles  qu’il  a  imaginees  pour  atteindre  ce  but.  Mais  nous  presenterions
de  cetle  maison  un  tableau  incomplet,  si  nous  n’ajoutions  pas  que,  grands
producteurs  et  ndgociants  babiles,  MM.  Marne  comptent  aussi  au  nombre
de  ceux  qui  ont  aborde  le  plus  franchement  et  rdsolu  de  ia  mahiere  la  plus
large  les  problemes  de  l’ordre  social  qui  s’imposent  aujourd’hui  a  l’attention
  de  tous  les  grands  industriels.
Tous  ceux  qui  aiment  les  livres  venerent  le  nom  des  Didot;  tous  ceux
qui  ont  etudie  l’histoire  de  l’imprimerie  francaise  savent  qu’il  n’est  pas
une  conquete  de  la  typographie  moderne  a  laquelle  les  Didot  soient  restes
etrangers;  tous  savent  gre  ä  cette  famille  de  typographes  erudits,  dont  le
elief  venere  fait  aujourd’hui  partie  de  l’Institut  de  France,  d’etre  toujours
restde  fidele  ä  la  profession  de  ses  ancetres  et  de  la  maintenir  au  niveau
eleve  exige  par  le  nom  quelle  porte.
MM.  Didot,  ä  cote  de  gracieux  volumes  tels  que  YHorace,  YApuUe,  a
cote  d’iinportanles  publications  periodiques  telles  que  la  Mode  et  la  Chasse
illuslree,  ont  edite,  pendant  ces  dernieres  annees,  quelques  ouvrages  de
luxe  d’un  genre  tout  moderne  et  qui  ont  ete  justement  remarques.  L’örnementpolychrome,
  de  Racinet,  termine  il  y  a  peu  de  lemps,  et  orne  de  belles
planches  en  chromo-lithographie,  est  venu  s’ajouter  avec  eclat  aux  Musies
d’Italie,  de  Kellerhoven,  et  a  la  riche  sdrie  des  ouvrages  de  Paul  Lacroix,
edites  dans  le  meme  esprit.
La  classification  que  nous  avons  adoplee  nous  amene  a  parier,  a  cote
des  representants  de  la  typographie  la  plus  pure  et  la  plus  classique,  de
1’imprimeur  qui  a  peut-etre  le  plus  contrihue  au  retour  ä  l’archaisme
dont  la  France  est  en  ce  moment  le  theätre.  Nous  voulons  parier  de
M.  Jouuust.
Quel  que  soit  le  jugement  que  Ton  porte  sur  l’ecole  dont  M.  Jouaust
s’est  fait  Tun  des  chefs  convaincus,  on  ne  saurait  nier  que  ce  mouvement
ait  eu,  sur  les  tendances  de  la  lihrairie,  pendant  ces  dernieres  annees,  une
influence  considerahle.  Depuis  pres  d’un  siede,  le  caractere  typographique
Didot  regnait  en  maitre.  Des  qu’il  avait  paru,  son  dessin  ä  la  fois  gracieux
et  severe,  sa  gravure  cl’une  regularite  et  d’une  pr^cision  remarquables,  son
approche  admirahlement  calculee,  lui  avaient  assure  un  succes  sans  conteste.
  Le  desir  de  chaque  fondeur  d’augmenter  la  richesse  de  scs  specimens,
le  goüt  pour  les  editions  compactes,  d’une  part,  le  besoin  d’exagerer  la
largeur  de  la  lettre,  de  l’autre,  avaient  produit  quelques  variantes  plus
ou  moins  heureuses  du  type  original.  Mais  tous  ces  caracteres,  avec  des
lignes  plus  ou  moins  r^ussies,  etaient  issus  du  type  Didot;  ils  en  presentaient
  les  signes  essentiels  :  la  forme  ronde,  et  1’asscmblage  de  gras
assez  epais  avec  des  delies  fins.  11  scmblait  donc  que  le  caractere  antique,
            
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