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Full text : France - Commission supérieure: Rapports - Exposition Universelle de Vienne en 1873, Tome III

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EXPOSITION  UNIVERSELLE  DE  VIENNE.

douce;  son  role  dans  l’illustration  des  livres  augmente  chaque  jour.  Nous
l’avons  vue  employee  pour  Tceuvre  de  M.  Bida  et  pour  orner  les  volumes
de  M.  Marne.  La  Gazette  des  Beavx-Arts  Iui  fait  de  frdquents  appels,  et
M.  Jouaust  et  M.  Lemerre  viennent  Tun  et  l’autre  emprunter  son  concours
pour  completer  quelques-uns  de  leurs  plus  jolis  volumes.
Ce  rdveil  de  l’art  de  Rembrandt,  qui,  sans  4tre  limite  ä  la  France,  y  a
cependant  un  dclat  plus  grand  que  partout  ailleurs,  est  puissamment  encourage
  par  une  Societe  dite  des  aquafortistes,  qui  comprend  dans  son  sein
des  ho  nun  es  aussi  devoues  que  distingues.  Elle  doit,  enfin,  beaucoup  ;i
l’activitd  perseverante  d’un  editeur  de  merite,  M.  Cadart,  qui  a  su  grouper
et  faire  aboutir  tous  ces  efforts,  et  que  nous  avons  regrette  de  ne  pas
trouver  ä  Vienne.
En  cc  qui  nous  touebe  particulierement,  c’esl-a-dire  au  point  de  vue
du  tirage  desgravures,  l’exposition  frangaise  l’emporlait  d’une  fa^on  incontestable
  snr  celle  des  autres  pays.  Aucune  autre  nation  n’a  fourni  un
ensemble  comparable  ä  celui  qu’offrait  l’exposition  de  M.  Chardon,  imprimeur
  en  taille-douce  a  Paris,  et  charge  des  tirages  de  la  Societefrangaise
  de  gravure.  Tous  les  genres,  burin,  eau-forte,  maniere  noire,  sont
traites  chez  lui  d’une  fatjon  qui  delie  toute  concurrence.  Aussi  le  Jury  n’at-il
  pas  hesite  a  deerrner  ä  M.  Chardon  la  mddaille  de  progres.  M.  Chardon ­
  avait  joint  aux  epreuves  imprim^es  sur  ses  presses,  non-seulement
pour  les  dditeurs  framjais,  mais  aussi  pour  les  plus  grandes  maisons  de
l’Angleterre  et  de  rAllemagne,  quelques-unes  des  helles  planches  de  la
chalcographie  du  Louvre,  dont  il  dirige  les  impressions.
M.  Salmon  ne  figurait  pas  au  catalogue;  nous  ne  saurions  toiUefois
passer  sous  silence  la  pari  cju’il  a  prise  a  1’oeuvre  la  plus  considerable
  de  l’Exposition.  C’est  lui,  nous  l’avons  dit  dejä,  qui  a  dte  charge,
par  la  maison  Hachette,  du  lirage  des  eaux-fortes  de  M.  Bida  pour  les
Evangiles,  ainsi  que  de  celui  des  ornemenls  en  taille-douce  qui  accompagnent
  le  texte  typographique  de  ce  splendide  ouvrage.
M.  Goupil,  dont  l’exposition,  en  i86y,  avait  <5te  si  remarquee,  n’avait
pas  envoy4,  du  moins  dans  cette  section,  de  produits  ii  l’Exposition.  Mais
M.  Dusacq,  editeur  d’estampes  a  Paris,  dont  le  catalogue  est  riche  en
oeuvres  d’une  reelle  valeur  artistique,  repr*$sentait  dignement  la  Erance  au
point  de  vue  de  l’edition.
En  Allemagne,  il  faut  citer,  parmi  les  principaux  imprimeurs  ou  editeurs
  de  gravures,  M.  Schulgen,  a  Düsseldorf;  M.  Seeman  ,  ä  Leipzig;
M.  Luderitz,  a  Berlin;  en  Autriche,  M.  Kargl  et  M.  Koeser,  tous  deu\  a
Vienne,  et  enfin  ITmprimerie  imperiale.  En  Suisse,  on  ne  saurait  passer
sous  silence  la  production  de  MM.  Benziger,  de  Einsiedeln,  pour  les
            
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