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EXPOSITION UNIVERSELLE DE VIENNE.
<|iie l’emploi de ces machines ne peut etre avantageux C|ue lorscju on a
un grand nombre de relinres du meine formal et du meine genre a
ex^cuter.
A cote de la reliure industrielle, la reliure des amateurs se maintient a
un niveau toujours 61eve en France, mais le nombre des ouvriers qui s’y
adonnentva chaquejour en diminuant. Tontefois, les relieurs actuelssoutiennent
avec honneur l’antique reputation de la reliure franijaise.
Un des maitres dont notre pays s’honore, M. Lortic, avait envoyti ä
Vienne une collection importante de livres de grand prix, relies par lui
d’une facon qui a fait l’admiration de tous les Connaisseurs. Nous regreltons
de ne pouvoir donner de quelques-uns une description qui serait plutöt
du domaine de l’art que de celui de l’induslrie.
MM. Hardy, David, Chambolle-Duru, etaient representes par quelques
volumes exposes dans la Vitrine collective du Cercle, et qui nous ont fait
vivement regretterque cet envoi fut aussi restremt.
Enfin, M. Tinot, relieur ä Reims, nous a fourni un type d’une excellente
rnaison etablie bors de Paris et travaillant avec gout et avec
sein.
Arrive au terme de cette longue etude, nous devons rechercher quelle
part revient eflectivement a notre pays dans ce grand concours international.
Souvent nous avons assigne la premiere place ä la France, et, i< bien
des points de vue, cette superiorite a ete atlestee, non-seulement par le
sentiment general des visiteurs, par les publications qui le roll etaient,
mais aussi par le nombre des recompenses qu’ont obtenues nos nationaux.
A l’Exposition universelle de 1867, la France comptait, dans les trois
classes correspondant au groupe XII de l’Exposition de Vienne, /120 exposants
sur un chiffre total de 1,167, sott 36 p. 0/0; eile a obtenu apO
recompenses sur 567, soit 53,1 U p. 0/0. A Vienne, eile comptait 7,5
p. 0/0 du ebiffre des exposants, c’est-a-dire cinq lois moins environ quen
1867; eile a obtenu 1 2 p. 0/0 des recompenses dticernees, soit un chdlre
l\ fois 1/2 seulement plus faible qu’en 1867. Le succes remporte a donc
ete, matlieniatiqucment, plus grand a Vienne qu’a Paris; et cela malgre
les circonstances defavorables au milieu desquelles nos imprimeurs et nos
editeurs ont du se pr6parer pour l’exposition de 1873, tandis quau
contraire tout les favorisaiten 1867.
On a dit quelquefois que la lypograpbic traversait chez nous une periode
de d^cadcnce, et qu’elle avait besoin de se regenerer. Ce juge-