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Full text : France - Commission supérieure: Rapports - Exposition Universelle de Vienne en 1873, Tome III

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EXPOSITION  UNIVERSELLE  DE  VIENNE.

anciens.  Nous  devons  signaler  comme  s’elant  surtout  distinguö  dans  ce
genre  M.  Braun,  dont  la  magnifique  collection  de  cliclies  comprend  la
reproduction  des  chefs-d’oeuvre  des  divers  musees  de  toutes  ]es  nations.
Apres  les  dessins  originaux  des  grands  maitres,  dont  il  a  reproduit  les
fac-simile  avec  une  rare  perfection,  il  a  entrepris  la  reproduction  des
oeuvres  les  plus  magistrales  des  premiers  peintres,  et  nous  citerons,
entre  autres,  la  chapelle  Sixtine  de  Michel-Ange.
M.  Jeanrenaud  s’est  fait  le  vulgarisateur  de  ce  proc^d^,  qu’il  a  travaille
sans  reläche  depuis  ])lusieurs  annees,  et  dont  il  a  simplifie  les  manipulations.
  Aux  noirs  de  charbon  et  autres  matieres  colorantes  pulverulentes,  il
a  substilue  la  sepia  naturelle;  cette  matiere  colorante,  d’une  excessive  tenuite,
  pourrait  etre  employee  avec  grands  avantages  en  photographie;
mais  il  faut  d’abord,  par  des  traitements  particuliers,  lui  enlever  la  propri^te
  de  coaguler  et  d’insolubiliser  la  gelatine  bichromatee  que  l’on  niet
en  contact  avec  eile.
On  reproebe  au  procede  general  dit  au  charbon,  dont  les  epreuves  sont
en  realdA  formees  d’une  mince  coucbe  de  gelatine  retenant  les  particules
colorantes,  de  ne  pas  avoir  toujours  la  soliditii  promise,  ence  que  la  pellicule
  se  detache  quelquefois  du  papier  qui  lui  sert  de  support.  C’est  lä  un
accident  de  fabrication  auquel  il  serait  sans  doute  facile  de  remedier  par
un  collage  plus  parfait  de  la  gelatine  sur  le  bristol  qui  la  Supporte.
Nous  avions  vu  naitre,  en  1867,  un  autre  mode  d’emploi  de  la  gelatine
bichromatee,  base  sur  l’obtention  de  relicfs  assez  resistants  pour  4tre  imprimes
  dans  le  plomb  sous  la  pression  ^nergique  et  verticale  d’une  presse
hydraulique  puissante.  La  malrice  en  plomb  ou  metal  d’imprimerie,  ainsi
obtenue,  constitue  un  moule  creux  dans  lequel  on  coule  une  gelatine
teint^e,  qui,  reprise  ensuite  parle  papier,  y  laisse  une  excellente  ^preuve.
Ce  proc^d^,  connu  sous  le  nom  de  son  inventeur,  M.  Woodbury,  donnait
d4jä,  en  1867,  d’assez  beaux  r^sultats  entre  les  rnains  de  M.  Bingbam;il
a  4td  repris  depuis  et  perfectionn4,  aussibien  sousle  rapportde  l’outillage
que  des  preparations,  par  M.  Rousselon,  directeur  du  grand  atelierphotograpbique
  install^  a  Asnieres  par  la  maison  Goupil,  et  il  produit  maintenant
d’une  maniere  reguliere,  sous  le  nom  de  photoglyptique,  des  epreuves  que
l’on  distingue  ä  grand’peine  des  meilleures  Epreuves  au  sei  d’argent;  ce  qui
n’etait  qu’une  fabrication  exceptionnelle  est  devenu  une  fabrication  tout  ii
fait  courante;  le  nombre  des  epreuves  faites  par  ce  procede  s’^leve  a  plusieurs
  milliers  par  semaine,  et  le  prix  de  revient  est  assez  minime  pour  qu’il
soit  possible  de  les  faire  servir  ä  l’illustration  des  journaux.  Si  la  gelatine
teintee  est  report^e  de  ce  moule  sur  une  glace,  eile  donne,  par  transparenre,
  des  images  etonnantes  par  la  finesse  et  la  degradation  des  demi-
            
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