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EXPOSITION UNIVERSELLE DE VIENNE.
vers lesquelles semble revenir la mode qui les avait un instant delaissees.
Les epreuves faites dans ce but demandenl une grande purele et nne
grande linesse, surtout iorsqu’il s’agit de faire des positives sur verre. Les
stereoscopes sur papier sont un peu moins flatteurs, mais feur prix bien
moins eleve en a gen^ralise la vente.
M. Biertadt, M. Antony et C' e , de New-York, ont envoyti de tres-beaux
sp&dmens, surtout dans les vues difficiles de la chute du Niagara. En parallele
de ces vues, nous mettrons celles de M. Lamy en France, qui ont
ete justement appreciiies pour leur grande purete. Quant aux epreuves
stereoscopiques sur verre, eiles semblent appartenir exclusivement a la
France, oü deux ateliers, celui de M. Levy et C ie (ancienne maison Ferner
et Soulier) et celui de Lachenal et Fabre, rivalisent pour la beautti
des collections. Celles de M. Levy comprennent, pour ainsi dire, toutes
les contrees du globe; la maison Lachenal et Fabre, plus recemment fondee,
n’a peut-elre pas encore un nornbre aussi consid^rable de cliches,
mais sa collection s’augmente chaque jour et s’etend d<5ja a plusieurs milliers
de sujets.
II semble etonnant que ce genre de photographie se trouve ainsi limitd
a deux maisons; mais il demande une habilete toute particuliere, et nous
n’avons vu de tentatives d’imitation qu’en Allemagne; encore trouvait-on
dans l’appareil stereoscopique expost: dans les galeries allemandes un melange
de helles vues de AI. Levy, avec d’assez mauvaises epreuves d’autre
provenance.
§ k. EMAUX ET VITRIFICATIONS.
Nous savons que Ton peut employer en photographie des matieres colorantes
inertes; il est possible ^galement, en changeant quelque peu les
manipulations, de suhstituer ä ces poudres inertes des poudres vitrifiables,
soit que Ton utilise l’action dess^chante du bichromate de potasse sur certaines
matieres hygrometriques, soit que Fon emploie le melange de perchlorure
de fer et d’acide tartrique auquel on a donnii le nom de liqueur
Poitevin, et, par le fait de l’action lumineuse, en agissant a travers un
cliche negatif ou positif, suivant le procede employe, on ohtient des
images vitrifiables au feu de moufle, qui constituent de veritahles (imaux.
Par le meme procede, on peut obtenir et reporter ces images sur porcelaine,
sur verre, et donner ainsi a la photographie une applicalion artistique
et industrielle tres-etendue; on peut enfin se servir des substitutions
metalliques pour faire directement des diipots de m^taux de diverses natures
sur Fepreuve meme, et obtenir ainsi de tres-riches cffets. Enfin, par
les proredes de la lithophotographie, on fait des dessins qui, encres avcc