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EXPOSITION UNIVERSELLE DE VIENNE.
tions sont d’une remarquable (messe. D’autre part, MM. Yves et Barrel ont
expos^ des cartes tirees en typographie, qui peuvent,par consequent, etre
livrees ä tres-bas prix, et neanmoins assez reussies pour avoir merite l’ap-
probation des bureaux de la guerre.
Nous devons conclure que les Elements et le savoir ne manquent pas en
France pour obtenir, au point de vue des cartes, des resultats comparables
en etendue et en perfection ä ceux qui ont ete exposes par les aulres na-
tions, et, si nous constatons un temps d’arret aussi bien dans l’adminis-
tration que dans l’industrie, cela doit tenir a des questions administratives
que nous n’avons pas a discuter, mais dont l’influence entrave les progres
quelle devrait avoir, au contraire, pour mission de favoriser.
§ h- APPLICATIONS A LA MEDECINE.
Nous avons trouvd, en Allemagne, seulement quelques applications de
la photographie a la Science et aux recherches medicales. M. Gemöser
a exposii un atlas dont les planches en couleur sont obtenues par la litho-
chromie photographique, et, dans les appareils medieaux, il enest un tout
particulier inventd par M. Stein pour photographier l’interieur des diverses
parties du corps. Ce meme appareil, modifie suivant le besoin, peut etre
employ6 pour les recherches desmaladies du larynx et de l’arriere-houche,
de la vessieet de l’oeil, et dans ungrand nombre d’autres circonstances. Les
ötudes inicrographiques et les agrandissements relient encore la mMecine
et la photographie, et nous soinmes surpris qu’en France cegenre d’appli-
cations n’ait pas 4t4 plus serieusement etudie. Nous devons rappeier cepen-
dant que M. le docteur Ozanam a fait construire, il y a quelques anmies
(1869), un appareil photographique pour l’examen des hattements du
cneur, dont les moindres modifications s’inscrivaient d’elles-memes sur une
plaque sensible. M. Bourneville a essay^ la publication d’un journal me
dical accornpagne de planches photographiques; mais nous devons recon-
naitre que nous sommes encore loin d’une application courante, qui exi-
gerait sans doute, dela part du photographe, des essais nombreux, presque
des etudes speciales, pourpouvoir repondre convenablement aux demandes
du mddecin.
III
APPLICATION A LTNDUSTR1E TYPOGRAPII1QUE, GRAVÜRE, LITHOGRAPHIE,
COPIES DE PLANS, RELEVE D’EXECUTION DE TRAVAUX.
Les applications industrielles de la photographie sont nombreuses: mais
le plus souvent eiles ne sont pas directes; eiles dependent, en realitt?, des