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EXPOSITION UNIVERSELLE DE VIENNE.
ce que l’on pouvait obtenir avec du papier. II a pu prouver ainsi que sa
fabrication 'ne le cedait en rien a la fabrication etrangere. M. Garin emploie
de preference le papier que l’usine de MM. Blanchet et Kleber, de
Rives, fabrique d’une maniere toute speciale pour la photograpbie.
Ce papier, justement apprecie en France et a l’etranger, est d’une r4gularite
et d’une purete tres-grande; pour les portraits et pour les dimensions
moyennes, il est generalement pr4Wr6 aux papiers allemands; la
seule observation que l’on pourrait faire, ce serait un peu de mollesse
dans la päte trop raflin^e, ce qui, pour les grandes (ipreuves, rend son
emploi plus difficile , parce que la feuille ramollie par l’eau resiste moins
que certains papiers etrangers.
En Autriche, nous avons surtout remarque l’exposition de M. Moll, presentant
un bei ensemble de produits et accessoires photograpbiqucs; celle
de MM. Trapp et Munch, qui ont joint aux produits chimiques de tresbeaux
dchantillons de papier positif, entre autres une Serie de grandes et
belles epreuves, faites a la suite l’une de l’autre, sur du papier sans fin,
de maniere a prouver la parfaite regularite de la prdparation.
En Allemagne, nous mentionnerons seulement les noms de MM. Schippang,
Beyrich, et celui de M. Romain Talbot, qui a expose des papiers
positifs sensibles pouvant se conserver indefmiment.
§ 3. APPAREILS ET MATERIEL DES PHOTHOGRAPHES.
Le materiel pholographique, tels que chambres noires, fonds, chassis,
cuvettes, tenait autrefois une large place dans les expositions; on voyait
se succdder rapidement les inventions et modifications, pour rendre plus
commode ou plus parfait le travail photograpbique d’atelier ou de Campagne;
mais ce zele s’est ralenti, et l’ebenisterie photographique ne prend
pas, ä Vienne, une place plus importante que les produits cbimiques.
Les fabricants frangais se sont abstenus completemenl, et cela est regrettable;
car plusieurs de nos ^b^nistes savent allier la solidit^ ä la legerete,
trouver des combinaisons ingenieuses pour faciliter le travail du voyageur.
Nous dirons peu de chose de l’eb^nisterie allemande, en general lourde et
disgracieuse; pourtant nous ne voulons pas passer sous silence un portecartes
de salon de M. Moser, construit dans le genre du ster^oscope tournant
dit americain, ce qui permet de faire arriver successivement sous les
yeux toute une serie de cartes ou de paysages. Mentionnons egalement une
caisse de M. Hessler, assez bien ajustee et pouvant se transformer en tente;
des brancards et une roue que l’on ajoute a cette caisse permettent de la
transporter comme une brouette.
Dans la fabrication autrichicnnc, generalement tres-soignee, nous eite-